Courtney Marie Andrews / May Your Kindness Remain par Juan Marquez Leon

Courtney Marie Andrews / May Your Kindness Remain
Genre : Country Folk Rock
Label : Loose Music
Sortie le 23 mars 2018.

Courtney Marie Andrews est une chanteuse de 27 ans, native de Phoenix Arizona, terre country par excellence. Elle s’était fait remarquer l’an dernier avec son ‘Honest Life’. La revoici avec ce disque produit par Mark Howard (Lucinda Williams, Bob Dylan, Emmylou Harris, Tom Waits…) Pour le chant, on pense à son aînée, Emmylou Harris, période Daniel Lanois, tant le son semble aérien, les notes noyées dans un écho brumeux, déchiré à certains endroits par le solo d’une guitare lourde et saturée (Dillon Warneck). Les claviers, nombreux, (orgue, piano, wurlitzer et accordéon) sont joués par Daniel Walter et Charles Wicklander et contribuent à cette impression.

Une musique évoquée également par la photo de pochette, surannée, ou Courtney, allongée dans la pénombre d’un salon champêtre est éclairée par le halo d’une nouvelle journée. Tandis que le titre éponyme prend des allures de country gospel avec ses chœurs (C.C. White), un des temps forts de l’album, ‘Took You Up’ possède un groove amérindien. Basse, Alex d’Abel et batterie, William Mapp, sont sublimes. Dans ce paysage mélancolique, le Crazy Horse du Loner semble ruer avec fierté dans ‘Kindness Of Strangers’. Des chansons qui traitent d’une Amérique en pleine déprime, meurtrie par la pauvreté, et dont le consumérisme galopant laisse des gens, de plus en plus nombreux, sur le bord de la route, les rendants instables, tristes et constamment insatisfaits. — (c) Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

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