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Gabriiel / Light In The Dark / par Juan Marquez Léon

Gabriiel / Light In The Dark / Genre : Pop Folk Blues / Label : Youz Prod / Distribution : Inouie Distribution

Déjà remarqué par le magasine Rolling Stone avec le titre ‘Back To Real’, Gabriiel, Maxime Gabriel à l’état civil, nous propose son 1er EP 5 titres. Un visuel-portrait qui d’emblée rappelle Richard Thompson, le grand. Nous sommes bien en terrain folk mais le discours chez Gabriiel est moins guitaristique et plus folk blues. Le propos ici est proche, sur au moins deux titres, de Charlie Winston, voir Ben Harper pour la chaleur, le velouté de la voix. On remarquera l’introspection crépusculaire du titre éponyme, la brillance de ‘We Are’ et la splendide cavalcade blues rock ‘Drive It’. Trois titres qui annoncent le talent d’un grand compositeur. Joseph BIJON est aussi à la guitare, Jonathan CHAMAND à la contrebasse, Clément DRIGON à la batterie, et les chœurs sont de Marie CLOP. A lire la pochette, ils sont de la région Bourgogne Franche Comté. Mon petit doigt me dit, même sans son bottleneck, que cela ne va pas s’arrêter là. — Juan MARQUEZ LÉON

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Archi Deep / I Ain’t No Monkey / par Juan Marquez Léon

Archi Deep / I Ain’t No Monkey / Genre : Rock / Label : Autoproduction

Nous avions déjà parlé dans cette rubrique de ce duo Oléronnais, Arthur Di Piazza (guitares) et Julien Audigier (batterie). C’est avec plaisir de les retrouver ici à l’occasion de leur premier LP/CD, puisqu’auparavant, il n’avait sorti que des EP. 4 en tout ; dont un carrément enregistré à Memphis, aux Ardent Studios, là où un des plus grands groupes de l’histoire enregistrait ; j’ai cité Big Star!

La musique d’Archi Deep, est quand même assez différente de ce dernier. Ce qui m’a frappé à l’écoute de ce nouvel opus, est, par rapport à ce que je connaissais du groupe, un travail plus en avant de la mélodie les rapprochant par moments du célèbre autre duo, The Black Keys. Comme eux, le blues est l’influence principale, et comme eux, il y a la volonté de mettre de la pop dans leur blues rock. Toutefois nous restons quand même dans les 70’s, et de bien belle manière, comme dans le titre ‘Gold’, choisi pour la promotion du disque, où l’on pense à Aérosmith. ‘Morning Routine’, avec ses arpèges, en est aussi un bon exemple. On pense aussi aux Beatles dans certains titres, ou carrément au Lennon de ‘Cry Baby Cry’ dans cet agréable ‘Everyone 44’ acoustique. Mais je vous rassure, d’autres titres ont leurs lots de guitares sursaturées, de réverbération, de punch Zeppelinien. ‘Love Dysfunction’ qui ouvre l’album aurait pu être interprété par Josh Homme des Queens Of The Stone Age, sûrement une des grandes influences d’Archi Deep. Mon titre préféré est ‘Got The Sun Rising For Me’, folk blues, Lennonien, certains citeront Lenny Kravitz ; ce mélange d’acoustique et d’électrique leur va si bien. Dans un monde meilleur, il y aurait au minimum 3 tubes dans cet album. S’il arrivait à ces (No) Monkeys de quitter leur île et de rocker par chez vous, n’hésitez point! Satisfaction guaranteed. – Juan Marquez Léon

Pour Bluesagain

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Johnny Burgin / Live / par Juan Marquez Léon

Johnny Burgin /Live / Genre : Blues / Label : Delmark Records

Commencer sa carrière de musicien dans les clubs du West Side de Chicago ne peut qu’aboutir à la réalisation de très bons disques ; dont celui ci, son 8ème, et le 4ème pour l’excellent label Delmark Records. Rockin’ Johnny, qui au début s’est formé auprès de bons petits gars comme Tail Dragger, Pinetop Perkins ou Billy Boy Arnold, se fait appeler maintenant Johnny Burgin, et c’est donc un retour au concert qui nous est proposé. Le dernier enregistrement live remontait à 20 ans. Celui ci correspond à la captation d’une soirée au Redwood Café le 5 janvier 2019 à Cotati, Californie. La prise de son est claire et sans façon. On y devine même l’exiguïté du lieu, l’endroit idéal pour le blues en quelque sorte. Le disque est composé de 10 titres originaux et de 4 reprises (Earl Hooker, Robert Lockwood Junior, Lindy Lou Adams et Jimmy Rogers). Le chant de Johnny se veut souvent dramatique, à la façon du Buddy Guy des années 50 (You’re My Trinket). L’esprit du grand Jimmy Dawkins inonde le ‘She Gave Me The Slip’.

Mais l’héroïne de cette soirée est bien la guitare Gretsch demi-caisse, un jeu subtil, des solos puissants, du lyrisme. J’ai rarement entendu une ascension dans les aiguës comme ici, le ‘The Leading Brand’ de Hooker. Pour étoffer cette prestation, interviennent le sax rageur de Nancy Wright, la voix puissante de Rae Gordon, et pour quelques titres cela devient une histoire de femmes. Charlie Musselwhite est invité pour les 3 derniers titres du concert. Citons aussi l’autre harmoniciste Aki Kumar, le guitariste qui seconde Johnny, Kid Andersen, puis la section rythmique composée de Chris Mateos à la basse et de Steve Dougherty à la batterie. Eddie Shaw disait qu’il fallait au moins 20 années pour former un bluesman, le voilà donc prêt ; Johnny Burgin nous offre 68 mn de blues intense, sincère et sans détours. –Juan Marquez Léon

Pour Bluesagain


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Discocanar N°3 / Femmes

Discocanar N°3 / Femmes

Comme on est bien de vivre ensemble

Le hymne du M.L.F.

Je suis celle

Grand MERCI à Yves de Paris pour les images et le son !

Dave Specter / Blues…From The Inside Out / par Juan Marquez Léon

Dave Specter / Blues…From The Inside Out / Genre : Blues / Label : Delmark Records

Imaginez le blues comme de multiples couleurs issues de la décomposition de la lumière du soleil à travers un diamant : ainsi Dave Specter, définit-il son nouveau projet. Ce musicien né en 1963 à Chicago est d’abord un guitariste qui a contribué à plus de 40 albums, soit comme accompagnateur lead, rythmique ou producteur. On le retrouve par exemple derrière Son Seals, Hubert Sumlin, Buddy Guy, ou Otis Rush. Et chez Delmark, il est l’auteur depuis 1991 de 13 albums sous son nom ou en duo pour être finalement introduit l’an dernier au Chicago Blues Hall Of Fame. Le gars ne chôme pas. Et puis un jour, à force de chanter avec les poteaux, on lui a mis la pression : ‘Hé man!!! C’est quand que tu le fais ton album en tant que chanteur?’ C’est chose faite. Timidement certes, puisqu’il ne chante que sur 3 titres. ‘How Low Can One Man Go?’, avec Jorma Kaukonen (Jefferson Airplane/Hot Tuna), un boogie façon John Lee Hooker et une diatribe envers leur Donald de Président. ‘Asking For A Friend’ et le titre éponyme où l’on devine sa principale influence, T. Bone Walker.

Sur 4 titres la relève est assurée par son clavier et collaborateur de longue date, Brother John Kattke. ‘Pontchatoula Ways’ et ‘Opposites Attract’, parfaitement louisianais, et où les doigts, en chaloupé, du Professor Longhair hantent rythmiquement encore les touches du piano. Un titre, gospel blues, qui cause de tolérance et d’unité, ‘March Through The Darkness’, et ‘The Blues Ain’t Nothin’, un jump blues où l’on retrouve l’ex Jefferson Airplane et la section de cuivres, la Liquid Soul Horns. Et puis une chanteuse, Sarah Marie Young, interprète avec émotion cet étrange ‘Wave’s Gonna Come’, une balade acoustique et psychédélique, on y entend le ressac de l’océan. La guitare de Specter est tout bonnement magnifique. Un des grands titres de cet album.

Pour apporter du lien entre tous ces titres chantés, quelques instrumentaux ou guitare et claviers dialoguent, au gombo Meters pour ‘Santifunkious’, épicé Santana pour ‘Minor Shout’, aérien Peter Green sur ‘String Chillin » et mod pour ‘Soul Drop’. A noter la belle pochette ; peinture abstraite qui résume bien en fait cette musique : une ode polychrome à la guitare électrique. – Juan MARQUEZ LÉON

Pour Bluesagain Janvier 2020


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Biscuit Miller And The Mix / Chicken Grease / par Juan Marquez Léon

Biscuit Miller And The Mix / Chicken Grease / Genre : Funky Blues / Label : AMERICAN SHOWPLACE MUSIC / Distribution : Clay Pasternack Inc. Cpidistro@gmail.com

Si vous n’en pouvez plus de tous ces petits tracas qui vous submergent, voici le disque qui va vous donner la pêche. Tout mioche, le bassiste Miller s’overdosait avec les biscuits que sa maman lui préparait avant de passer à table ; d’où ce surnom de Biscuit, et cette bonne humeur communicative. De plus, ce musicien est allé à la bonne école puisqu’il y était avec les enfants de Willie Dixon. L’histoire ne dit pas s’il était bon en maths ou en chimie, mais dans la matière blues, il était premier de la classe. Ensuite il fera ses armes avec des gens comme Sonny Rodgers ou Lonnie Brooks pour fonder le Mix au tournant de ce siècle. Sa musique alterne blues bien funky, blues rock et slow blues, tous nappés par l’orgue Hammond de John Ginty invité pour l’occasion, ainsi que le lap steel guitariste Marcus Randolph. La rythmique est tenue par Biscuit et son batteur, Doctor Love, dont il est indiqué sur la pochette qu’il joue aussi du Stethoscope! Sans doute en cas de surchauffe artérielle à l’écoute de ce ‘Chicken Grease’ qui ouvre le disque. Ce titre possède des références sexuelles évidentes, et emprunte également un motif au grand Junior Walker des 60’s. Pour le reste, le Mix comporte une paire de guitaristes, Bobby B. Wilson et Alex ‘Southside’ Smith, tous deux au jeu riche et subtil, frôlant par moment avec un son jazz. Même si le lead vocal est assuré par le chef Miller, tout ce petit monde participe au chant, conférant ainsi à ce blues cette impression d’osmose évidente. A l’instar du visuel, une bonne table où la bonne humeur est conviée. — Juan MARQUEZ LÉON


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Rick Estrin & The Nightcats / Contemporary / par Juan Marquez Léon

Rick Estrin & The Nightcats / Contemporary / Label : Alligator Records / Genre : Blues

Désormais considéré comme un des meilleurs harmonicistes en activité, cela fait 50 années que Rick Estrin nous offre, avec fraîcheur et humour, cette joie de souffler et de chanter. Après ses premiers essais chez des gens comme John Littlejohn, Eddie Taylor ou Johnny Young, il avait fait partie durant 30 ans de cette formation, Little Charlie & The Nightcats, au chant et harmonica chromatique. Le petit Charlie parti, les Chats de la Nuit se rangent derrière le nouveau boss, Estrin. Depuis 2008, le nouveau guitariste se nomme Kid Andersen. Les autres matous sont les fidèles Lorenzo Farrell (claviers), Alex Pettersen (batterie), qui semble désormais laisser ses baguettes à Derrick D’Mar Martin, auxquels se joint le bassiste Quantae Johnson. Et bon sang, tout ce petit monde joue fichtrement bien ; écoutez les échanger dans l’instrumental ‘Cupcakin », c’est proprement époustouflant. Différents styles de blues sont abordés avec talent au cours de cet enregistrement, mais ce qui frappe surtout c’est la production de Kid Andersen, claire, moderne et ‘colorée’. Par exemple, des titres comme ‘Resentment File’ ou ‘Contemporary’ glissent doucement vers des sonorités plus actuelles, voir le hip hop ou le métal! Le 5 octobre prochain, Rick Estrin aura pile 70 ans, souhaitons lui un joyeux anniversaire et espérons d’autres albums de ce niveau. Du pur plaisir.– Juan Marquez Léon


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Parlor Snakes / Disaster Serenades / par Juan Marquez Léon

Parlor Snakes / Disaster Serenades / Label : Hold On Music / Distribution : Wagram Music / Genre : Rock

Cette formation Franco-américaine semble s’être stabilisée autour d’Eugénie Alcazar, chant/claviers ; Peter Krzynowek, guitare ; Séverin Pignol, basse ; et Marc Le Saux ; batterie. On se souvient bien de leur second album éponyme de 2015, produit par le Heavy Trash, Matt Verta-Ray, le son gagnait en puissance, plus compact aussi, par rapport à leur premier enregistrement. Aujourd’hui, ce dernier a été confié à Étienne Meunier au Studio Harry Son de Pantin, et il s’agit bien d’une nouvelle étape pour Parlor Snakes ; on garde la même puissance sonore mais on gagne en flamboyance, cette fougue des groupes que l’on qualifiait de New Wave dans les 80’s, Echo & The Bunnymen ou Siouxsie & The Banshees pour n’en citer que deux.

Pour ceux qui ne connaissent pas la voix d’Eugénie Alcazar, on pourrait la situer entre celles de Fabienne Shine (Shakin Street) et de Kate Bush ( surtout dans ‘Delicate Creatures’) ; l’alliance mutine entre sensualité animale et comptines de notre enfance. De nombreux titres à l’ambiance rêveuse, brumeuse constituent ce nouvel album ; ‘Marc Bolan’s Fifth Dream’ relève un peu de la berceuse pour enfant. Le chant est opalin et lointain, comme suspendu dans la nuit dans ‘Nylon And Milk’. Nous est proposé pour la première fois, un titre en français, ‘Serpent’ ; ‘twangy’ guitare et mystère à la Twin Peaks sont au rendez-vous. Mais je vous rassure, le groupe n’a pas pour autant abandonné la fulgurance rock de ses débuts. ‘Darkness Rises’ et sa corne de brume, introduit l’album à la manière d’un navire surgissant des ténèbres, tandis que l’affaire se termine par un ‘Frequency’ méchamment punk et psyché. Entre les deux, l’hypnotique ‘Das Meer’ aux riffs de guitare tranchants semble nous dire que les couchers de soleil précèdent toujours les nouveaux jours ; l’océan, ce réparateur des âmes meurtries. — Juan Marquez Léon (critique paru dans bluesagain.com )


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Charlie Wooton Project / Blue Basso / par Juan Marquez Léon

Charlie Wooton Project / Blue Basso / Genre : Jazz Fusion Label : Wild Heart Records

C’est pas souvent que figure dans ces colonnes la chronique d’un disque de jazz. Jazz fusion serait plus approprié pour ce nouvel album du Charlie Wooton Project. Ce bassiste, né à la Nouvelle Orléans, a joué à peu près avec tous les grands musiciens que compte ‘The Big Easy’, Zigaboo Modéliste, Cyril Neville, Chief Monk Boudreaux ou Sonny Landreth (que l’on trouve ici) pour n’en citer que quelques uns, et à peu près dans tous les styles que sont le cajun, le zydeco, le rockabilly, la swamp pop, le blues ou le gospel, avant de rejoindre pour 4 ans le Royal Southern Brotherhood.

‘Blue Basso’ est un hommage à Jaco Pastorius, ce grand bassiste trop tôt disparu et musicien de Weather Report, dont on dit qu’il a été aussi révolutionnaire pour la basse (la fretless) que Jimi Hendrix pour la guitare électrique. Les titres fusionnent à merveille le Rhythm ‘n Blues, le Funk, le Jazz et le Blues. ‘Front Porch’ est carrément un swamp blues, avec des steel et slide guitares (Sonny Landreth ) paresseuses à souhait. Au titre des reprises ; ‘Come On Come Over’ de Jaco Pastorius, et ‘Miss You’ des Stones (guitare : Eric McFadden). Bien que tous les titres soient instrumentaux, certains sont chantés par Arsène Delay, une chanteuse des Bayous, à mon avis la vraie révélation de cet album.

Au final un disque pour bassistes ou pour ceux qui sont sensibles au jazz rock des années 70.– Juan MARQUEZ LÉON



Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Karim Albert Kook / Il Était Un Voyage par Juan Marquez Léon

Karim Albert Kook / Il Était Un Voyage / Genre : Blues sans frontières / Label : Dixiefrog Records

Voici un disque assez unique dans le paysage du blues international. Parce que tout d’abord il est chanté en français, ensuite parce qu’il nous emmène d’ Hussein Dey (Algérie) à Barbès (Paris) en passant par la Louisiane. Un blues lourd, puissant, à l’instar du chant de Karim, cet ‘Inspiration Point’, ou parfois aérien, ‘Hoggar’, ce massif montagneux au cœur du Sahara, et où semble flotter au-dessus, la trompette de Miles Davis (magnifique Patrick Artero). ‘Près De Toi’ donne l’occasion aux harmonicistes (Xavier Laune et Édouard Bineau) de s’éclater ; et toujours cette trompette qui décroche un superbe solo. ‘Trop Tard’ est un réquisitoire sur l’impossibilité des Hommes à vivre ensemble et en paix. Karim n’oublie pas ses origines, son lointain pays, puisqu’ici où là on entend souvent le oud (Taoufik Bargoud) et le vent du désert. A mi-chemin du voyage, faire une halte à la Nouvelle Orléans avec ‘Karma’.

Et puis, c’est l’occasion ici de rappeler l’importance de l’influence des Natives Americans dans la lente construction de cette musique que l’on aime tous. Preuve en est donnée dans cet album. C’est flagrant dans ‘Nevada’s Mood’, même si c’est surtout le Maghreb qui y est invité, ce sont bien des chants amérindiens que l’on perçoit sur la fin, ce titre d’ailleurs ouvre et ferme le disque. ‘Si J’oublie’ est posé sur un rythme typiquement Cheyenne ou Apache, tandis que dans ‘Faut Que J’me Tire Ailleurs’, ces valeureux guerriers ont décoché les guitares électriques. Sinon ce titre doit rappeler à beaucoup d’entre vous une certaine chanson des 80’s….c’est une reprise effectivement du célèbre titre de Bill Deraime, ici présent ! Autre reprise, l’éternel ‘Travailler C’est Trop Dur’ de Zacchary Richard. Karim Albert Kook installe tranquillement sa personnalité dans le paysage du blues international, il a ouvert pour des gens comme BB King, Albert Collins, Luther Allison, Popa Chubby. C’est son 4 ème disque. Celui ci est dédié à Guy l’Américain du label Dixiefrog.

A ranger donc à côté des Benoît Blue Boy, Verbeke, Deraime, Personne, etc… Il faut sauver le blues en français! — Juan Marquez Léon (article paru dans bluesagain.com )


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.