Chris O’Leary / ‘7 Minutes Late par Juan Marquez Léon

Chris O’Leary /’7 Minutes Late / Genre : Blues / Label : American Showplace Music / Distribution : Clay Pasternack Inc

Cet ancien US Marine avait rejoint, en tant que chanteur, le groupe ‘Levon Helm And the Barnburners’ pour 6 ans. Levon Helm…faut il le rappeler, était le batteur de cette formation mythique qu’était The Band, le groupe qui accompagnera Dylan de 1965 à 1974 et qui aura influencé tant de gens dont Eric Clapton avec l’album, ‘Music From Big Pink’ (1968). Mais revenons à nos moutons. Depuis 2010, Chris O’Leary s’est lancé dans une nouvelle aventure avec cette nouvelle formation. Banco! Premier album ‘Mr Used To Be’ nominé et primé. Quelques albums plus tard, voici qu’arrive le 5ème. Et ce n’est que du bonheur. Il est traversé de purs instants cuivrés à la sauce Stax (‘What The Devil Made Me Do’) et de déambulations au gumbo louisianais avec le Docteur John comme chef cuisinier (‘Driving Me Crazy’). Groove funky moite (‘One More Chance At Love’) se partage l’espace avec d’autres titres plus colorés à la Little Feat (‘Circus Just Left Town’). Boogie de l’enfer (‘Second Time Around’), intro ‘Pub Rock’ (‘Heartbreak Waiting For Happen’) ou blues sales et méchants (‘Bones’) se tapent la carmagnole. Et pour ralentir le propos, ambiance brumeuse à la Quentin Tarantino (‘Your Day Will Come’) ou jolie ballade à la Otis Redding (‘Daddy’s Here’) dont la voix d’O’Leary rappelle souvent celle du chanteur disparu. Harmoniciste hors pair, il a enregistré avec Hubert Sumlin, le gars écrit aussi des choses comme ça : ‘…give me an uncracked bottle of number 7 black label, a slow train out of Memphis… When I come back home to you….a thousand miles to drink, a couple hundred more to think bout what I’m gonna ‘tell ya’ bout….what the devil made me do’…’ Ce qui, vous en conviendrez, augure un vaste programme. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Charles-Eric Charrier / Concert au Garage par Juan Marquez Léon

En 2018, ce qu’il ne fallait pas louper au Garage.

Le 07/12, sur une petite scène aménagée, se produisait dans une lumière tamisée et derrière les bois d’un cerf invité, un musicien singulier. Charles-Eric Charrier. Bassiste sur boucles électrorientalisantes, d’où se déploie une douce musique, évanescence de joie. C’est le calme et le flottement qui animent les 3 premières cordes de la guitare basse, la 4ème est beaucoup plus rude. Xylophone pour enfant, arpèges d’un joueur de luth médiéval. Mais aussi, inspiration blues qui dérive vers le trip hop. Des titres où l’on entend des bouteilles s’entrechoquer. Cloches, carillons. Des chants amérindiens en transe, entremêlés à une boîte à rythme sur basse froide post punk. Un moment inoubliable et unique. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Helen Rose / Trouble Holding Back par Juan Marquez Léon

Helen Rose / Trouble Holding Back / Label : Monkey Room Music / Distribution : CPI Distribution / Genre : Country Rock Blues and Soul.

Sorti il y a quelques mois, ce premier disque de cette jeune chanteuse et saxophoniste séduit immédiatement de par la diversité des genres abordés. Un ‘Love And Whiskey’ très Stones ouvre l’album. On devine l’influence Bobby Gentry pour ‘Flatlands Of North Dakota’ avec son accompagnement guitare, violons. De manière assez dépouillée, chant et guitare, elle reprend le traditionnel ‘When The Levee Breaks’ que Les Zeppelin avait déjà interprèté dans d’autres temps bien lointains. Puis arrive cet étonnant ‘John Coltrane On The Jukebox’ ; oh…. rien de très jazz ici, on serait plus près d’un groupe comme Morphine, grâce à ce qu’elle fait de son saxo. D’ailleurs sur la pochette il est indiqué que ce titre est influencé par le ‘John Coltrane Stéréo Blues’ du Dream Syndicate, ce merveilleux groupe des 80’s mené par Steve Wynn. ‘Mississippi Moon’, composé par Marvin Etzioni, un des fondateurs du groupe Lone Justice et producteur de cet enregistrement, nous plonge dans une ambiance assez louisianaise, sous la lune avec les Neville Brothers. Tout à fait séduisant. Le climat se fait nettement plus rampant, lourd et orageux pour ‘A Dangerous Tender Man’, ‘Oh Glory Be’ ou le titre éponyme. Il faut dire qu’en plus de son saxophone dont elle fait une utilisation économe, mais très présente, soulignant ses titres de souffles gras, elle possède un organe vocal bluesy des plus séduisants. Une voix sèche qui vibre au fond de sa gorge, comme une vibration légèrement étouffée qui pourtant ne demanderait qu’à jaillir au plus loin. Autre reprise, le très bluegrass ‘The Mountain’ de Steve Earle, dont elle en donne ici une version solitaire, mélancolique, accompagnée par quelques notes de piano. Et puis ‘Love On Arrival’ ou, dans un silence des plus glaçants, Helen dépense ce qu’il lui reste de voix, caresse d’un souffle court son instrument à vent sur le son très gras d’une guitare électrique (Eric Heywood). C’est bref, c’est passionnant et on salue l’exercice. Une chanteuse à suivre. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

INRED / Just about anything is possible par Juan Marquez Léon

INRED. Une musique aventureuse, tortueuse et psyché, qui puise ses influences chez Syd Barrett ou Kevin Ayers et le Soft Machine (‘To Be’). Une liberté dans la composition comme à l’époque de Magazine, ce grand groupe post punk et limite progressif, au chant Devoto obsédant qui couche avec les B’52s (‘Wendy’s Party’). ‘Loster’ c’est la ‘Discipline’ de King Crimson autour d’un thé métallique avec Robert Wyatt, lent et pesant, période ‘Rock Bottom’, ce merveilleux album. ‘Double, Double, Do’ perturbé comme du Peter Hammill. Ce bal nocturne est mené par Pat Griffiths (23 Skidoo, Baroque Bordello) au chant hanté. Pour servir les petits canapés empoisonnés et les boissons à l’arsenic, et ce depuis l’année 2013 à Paris, quelques froggies bien de chez nous, soit : Guillaume Tirard (basse, flûte et chœurs) Stéphane Meunier (guitares) François Accart (batterie, chœurs) Anne Lisbet Tollànes (claviers, percussions, chœurs). A noter que cette dernière apporte une petite touche Gong pas déplaisante. Si vous voulez savoir ce qu’il se passait en Grande Bretagne entre 1968 et 1978, c’est un peu l’album qu’il vous faut. C’est leur premier. Vous voilà prévenus. — Juan Marquez Léon

 

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Crashbirds / European Slaves par Juan Marquez Léon

Crashbirds / European Slaves

Dans le paysage musical du 9-3, on n’y trouve pas que des formations rap. Le rock’n’roll y existe encore. Celui des Crashbirds en est la preuve directe. Sale, méchant, racé et brutal, il est mené par de drôles d’oiseaux, un couple d »Inséparables’, qui depuis maintenant quelques années, labourent les terres d’Europe à coups de riffs de guitares vifs et tranchants. Pierre Lehoulier, lead guitare, crashbox, illustrations de la pochette CD (superbe) et Delphine Viane, la chanteuse à la voix écorchée, puissante et toute emprunte de blues n’ soul. ‘European Slaves’, un certain regard de notre actualité européenne, est leur 4ème disque. Hypnotique, métronomique et roboratif, un ‘Dirty Rock’ où la guitare de Pierre rappelle souvent celle de Poison Ivy au sein d’un autre couple passé à la postérité, The Cramps. Et pour vous rendre compte de la puissance vocale de Delphine, précipitez vous sur le titre ‘Nowhere Else’, exceptionnelle chanteuse. Une question se pose : ces ‘cuicuis’ sont-ils rouge-gorges ou aigles royaux ? Sans doute les 2 à la fois! Le groupe joue souvent dans l’ouest du pays, sans oublier Saint-Nazaire où il s’est déjà produit plusieurs fois. Ne les manquez pas. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Face A

Face B

Ce discocanar N°2 « Au rendez-vous de Penhoët » a été réalisé par: M

Discussions et témoignages:

  • Félix (62 ans, menuisier retraité de la Navale, où il travaillé pendant 28 ans )
  • Francis (56 ans, soudeur depuis 26 ans aux chantiers )
  • Louis ( 40 ans, chaudronnier pendant 18 ans aux chantiers )
  • Alexandre ( 45 ans, soudeur depuis plus de trente ans aux chantiers )
  • Gaby ( 30 ans, chaudronnier depuis 10 ans à la mécanique )
  • Dan ( 24 ans, chaudronnier pendant 2 ans à Babcock )
  • Hamid ( 30 ans, prêtre ouvrier, manœuvre dans les boîtes étrangères )
  • Christian ( 20 ans, ex-lycéen, a travaillé comme manœuvre à la mécanique )
  • Michel ( 24 ans, manœuvre intermittent pendant 2 ans aux chantiers )
  • Montage de la bande discussion: Felix, Christian, Michel
  • Musique des textes: Jean-Frédéric
  • Musique sur la discussion: Olaf, Philippe, Michel, Christian
  • Chanson de la grève des Fonderies: Christian, Dan, Michel, Jean-Frédérice, Christian (l’autre)
  • Prise de son de la discussion: Olaf
  • Prise de son des musiques: Lucien Macé et Renaud Richard
  • Photos: Dan et Michel, Jacques et Charles Cholet, archives DROUG.
  • Maquette: Michel / Dactylo: Yvonne
  • Remerciements au GALLO pour la salle de réunion.

Un script des 2h45 de débat peut être fait. Si vous pensez que cela présente un intérêt, écrivez-vous. La collection « UNDERDROUG » a pour but de publier des témoignages sonores et écrits sur des sujets précis avec la plus large participation.

PRODUCTION DROUG La Mare Morin, Parignac 44130 – FAY-DE-BRETAGNE

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët
Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Vous trouverez ici quelques exemples des productions « DROUG », que j’ai trouvé sur le Net, ainsi que quelques extraits via YouTube. ( en cliquant sur n’importe quelle image, vous pourrez agrandir le visuel et avoir quelques informations supplémentaires. Je suis à la recherche 1) des originaux, 2) d’informations détaillées sur chaque disque, 3) de contacts et de témoignages pouvant me donner plus d’informations sur l’histoire de « Droug productions ». Cette recherche se base dans une démarche purement documentaire et ne cache aucun intérêt commercial. Vous avez la possibilité de laisser un commentaire à la fin de cet article. Je prendrai contact avec vous le plus tôt possible. Merci d’avance !!!

Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ par Juan Marquez Léon

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ / Genre : Blues Rock / Label : Voxtone / Distribution : Inouie Distribution

Cet été, Rico a défendu son nouvel album, le 4ème, en 1ère partie de Jack White aux Nuits de Fourvière de Lyon. Histoire de montrer qui il est vraiment. Son blues rock trempé dans un bain de soul (‘Love Is A Vampire) évoque souvent le cinéma américain, le grand ouest, la route. Alors que Jean Joly est à la basse et que la batterie est confiée à Josselin Soutrenon, les autres instruments, guitare, lap steel, moog, orgue Hammond, mellotron et autres percussions sont tous sous la responsabilité du producteur, qui souvent, tourne aussi en formule ‘One Man Band’, They Call Me Rico. Un son énorme (‘Odd One Out’) pour une mélancolie souvent évoquée (‘When The Summer Ends’) où guitares réverbérées (‘Sweet Exile’) nous projettent des images à la Ennio Morricone. Neuf titres pour un disque sacrément bien chromé. — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Jinks Kunst

La galerie de photos représente le dernier travail de Jinks Kunst sur Penhoët, travail réalisé en différents lieux durant l’été 2018. Cette démarche, soutenue par la ville de Saint-Nazaire, n’est pas seulement « décorative ». Penhoët et Méan : Ces deux quartiers de Saint-Nazaire, sont à l’origine de la richesse de la ville. Considérés comme « moches », il abritent malgré tout habitations, travail et production et font vivre notre ville grâce entre autres aux Chantier Naval. Zeitgeist est très fier de témoigner de l’action artistique de JinksKunst en « Une » de son site web pour rendre ainsi hommage à toutes celles et tous ceux qui vivent ou ont vécu dans ces quartiers en nous montrant toutes les facettes de la vie. Ces quartiers ne sont pas peuplés uniquement de personnes en bleu de travail…


Jinks Kunst, né à Vevey en Suisse en 1976, est bercé dans l’art grâce à son grand-père, meilleur ouvrier de France, céramiste d’art, poète et inventeur. A la fin des années 1980, la musique et la culture rap rythment sa vie. Interpellé par le visuel de Mode2 dans le magazine de skate NoWay, puis par la pochette de l’album «Chromatique» du groupe Suisse Sens Unik signée par Lazoo du collectif M.A.C., il commence à esquisser des lettrages graffiti.

Jinks participe depuis le début des années 2000 à des expositions et évènements en France et à l’étranger (Suisse, Italie, Angleterre, Etats Unis…). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées, et également visibles dans les livres « Vitry Ville Street Art » (2013) de Brigitte Silhol et Nath Oxygène, « Epsylon Point, Ma Gueule Par Mes Potes » (2015) de Nathalie Roger et Marie Eddo, « Nantes Insolite » (2015) de Stéphane Pajot et « Street Art, Poésie Urbaine » (2015) de Sophie Pujas.

Cet artiste multidisciplinaire détourne aussi habilement des panneaux de signalisation grâce à des autocollants qu’il découpe manuellement. Un monde où les dos d’âne se transforment en skate parc et les sens interdits en crucifix modernes. Jinks porte également la casquette de plasticien. Avec des Lego©, il réalisa le portrait de Nelson Mandela (1,4 x 1,5m). Pour les 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, il assembla près de 20 000 filtres cigarettes.

En 2015 Jinks participe à la décoration du bidonville de Sidi Moumen à Casablanca (Maroc). L’objectif est de créer du lien social en fédérant les habitants autour d’un projet participatif. L’association Art Lab de Katmandu (Népal) l’invite également à participer au projet Prasad en organisant des ateliers autour du street art. Les ateliers se sont clôturés à Beni (Népal) par une fresque rendant hommage à Mahabir Pun, un enseignant népalais connu pour son travail considérable dans la mise en place du wifi dans les zones reculées de l’Himalaya. Ce fut l’occasion pour Jinks de réaliser un portrait à la hauteur de l’homme avec des dimensions de 2,5 x 4,3m.

En 2016, ce globbe-trotter passe plus de 4 mois en Afrique de l’Ouest pour réaliser son projet « Djiguene & Goor », un livre retraçant ses préparatifs et son périple jalonné d’ateliers et décorations dans des rues, écoles, centres culturels (Tambacounda – Sénégal), Alliance Française de Kaolack (Sénégal), Institut Français d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Ce fût aussi l’occasion de participer au festival Regraff à Cotonou (Bénin).

Depuis 2017, Jinks investit le territoire nantais en réalisant des fresques murales (Trentemoult), des devantures de magasins… Ses pérégrinations l’ont conduit au Sri Lanka et à Oman pour des détournements de panneaux, à Bruxelles pour l’exposition « Strokar » organisé par Fred Atax, ainsi qu’à Genève pour une exposition suivie d’une vente aux enchères.

Démarche artistique

Jinks évolue dans le milieu du graffiti depuis le début des années 1990. Adepte du spray, du collage d’affiches et stickers, Jinks se classe dans l’art contemporain urbain et réalise des peintures citadines éphémères. Il aime travailler sur des supports différents : bois, mur, métal, disque vinyle, plateau de skate…

En 2006, il devient accro au pochoir. Armé d’un cutter, il cisèle des dentelles de papier et réalise des pochoirs à échelle humaine. L’actualité est une source d’inspiration pour Jinks. Ses pochoirs déclinent tour à tour des scènes de guerres, des étendards, des poings levés… Le visage d’Omayra Sanchez nous rappelle de douloureux souvenirs.

Au détour d’une rue, il est possible d’apercevoir un panneau détourné par Jinks à l’aide d’autocollants découpés à la main. Un acte qui oscille entre la fantaisie et le potache, mais peut aussi parfois prendre une teinte politique. Jinks joue et s’adapte aux petites différences graphiques des panneaux en fonction des pays qu’il traverse.

Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks. La communication s’engage alors plus facilement avec les habitants, donnant ainsi l’occasion d’un véritable échange et d’une découverte pour des personnes n’ayant pas forcément accès à l’art.

ArtFair Saint-Nazaire

ArtFair Saint-Nazaire vue par Arthur et Mary

ArtFair Saint-Nazaire

En séjour en Loire-Atlantique, nous avons découvert ma femme et moi l’Artfair Saint-Nazaire. Cette exposition d’art contemporain est installée dans un lieu très original « Le Garage ». L’exposition accueille de nombreux artistes qui montrent chacun une approche personnelle dans son propre espace. Nous sommes tombés en émotion devant le travail de l’une d’entre eux, Edwige Dupont. Ses dessins et ses peintures ont attiré notre regard. Nous avons senti les toiles nous regarder, et cela a provoqué beaucoup d’émotions pour nous deux! Les techniques utilisées par Edwige Dupont sont de différentes natures, mais dans chaque dessin sort un sentiment, un « feeling » qui traverse notre esprit et nous fait frissonner.

La technique est impressionnante, brut et délicat dans le même temps. Les personnages montrent dfférentes émotions mêlées, comme la colère, la tristesse, l’ennui, et d’autres que le spectateur doit parfois « décoder. ». Nous avons pu parler un peu avec Edwige Dupont. Elle nous a expliqué que c’était en premier l’émotion qui guidait son travail. Et ça se voit au premier coup d’oeil! « At first sight » comme on dit chez nous pour l’amour!! Quand j’ai regardé « Douleur Capitale », j’étais ému, ou quand ma femme a regardé « Meridiem », son regard brillait. Et nous en avons pris plein les yeux!

Ainsi à Saint-Nazaire nous avons traversé deux ponts! Nous parlons du pont de Saint-Nazaire, et du pont de l’artiste Edwige. Ses dessins sont comme un pont entre notre regard et nos émotions. Et ça c’est une sacrée traversée aussi! En repartant, Mary a mis une chanson que j’aime beaucoup et qui illustrait très bien pour moi le travail d’Edwige Dupont : « Bridge Over Troubled Water » de Simon and Garfunkel. Et par l’esprit nous avons revu les tableaux qui dansaient devant nos yeux. Nous avons oublié de laisser un petit mot dans le livre d’Edwige, ce petit billet est un petit mot en retard. Pour la remercier de sa présence. — Arthur and Mary

 

Tony Joe White / Bad Mouthin par Juan Marquez Léon

Tony Joe White /  Bad Mouthin / Genre : Blues des marais / Label : Yep roc Records / Distribution : Bertus France / Sortie mondiale le 28/09/18

Ce n’est pas exagéré de dire que cet homme de 75 balais représente à lui tout seul le Swamp Rock. On citera également ses copains fangeux, Slim Harpo, Lightning Slim, Lazy Lester, bref tout le bazar classieux d’Excello Records, puis Professor Longhair, Jimmy Reed (Little Rain), et bien sûr, Creedence Clearwater Revival, le Gun Club aussi. JJ Cale également pour cette flemme ou flegme si caractéristique des marais. Puis par chez nous, Johnny (‘Polk Salad Annie’ en duo avec ‘L’Homme’ quelque part à Nashville en 1984) et Joe Dassin tant qu’on y est! (‘Le Marché Aux Puces’). Pour cet album, le ‘lent boueux’ nous enchante avec un enregistrement live en studio ; ici, no synthé, no cuivres. ‘No noise !’ est le maître-mot. On entend que la voix d’un type serein mais genre ‘faites pas chier’, une guitare au son minimum et une santiag pour battre la mesure sur le parquet….. Pourtant, écoutez ‘Awful Dreams’ (Lightnin’ Hopkins) et vous comprendrez pourquoi ce type aurait du rencontrer le Suicide de Vega et Rev ; strict matos perché au dessus du vide existentiel : le Blues quoi. Souvent, l’harmonica souffle dans cet atmosphère caniculaire. Une batterie monotone apparaît ici et là, mais partout cette ambiance à ras du sol, à ras de tout. Un chant à faire trembler la terre aussi. Quand un artiste revient sur son passé par un jeu de clins d’œil, ce n’est jamais bon signe ; odeur de chêne. Ici le clin d’œil prend la forme de 2 chansons, enregistrées entre 1964 et 1966 sous le nom de Tony Joe And The Mojos pour le label texan, J.Beck Records. Il s’agit du titre éponyme et de ‘Sundown Blues’. Tony Joe s’est toujours considéré comme un musicien de Blues. Il nous le démontre avec 6 reprises de John Lee Hooker (un ‘Boom Boom’ hypnotique), Jimmy Reed, Lightning Hopkins, Big Joe Williams et Charlie Patton. Visite est aussi rendue au ‘Heartbreak Hotel’ du King, qui comme vous le savez, était un grand fan de ce ‘Roc des Bayous’. Pour le reste, il replonge dans son répertoire en y apportant ce style hanté, crépusculaire. Retour aux sources, je vous l’écris sans médisances, ‘Bad Mouthin ». — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.