Discocanar N°3 / Femmes

Discocanar N°3 / Femmes

Comme on est bien de vivre ensemble

Le hymne du M.L.F.

Je suis celle

Grand MERCI à Yves de Paris pour les images et le son !

Dave Specter / Blues…From The Inside Out / par Juan Marquez Léon

Dave Specter / Blues…From The Inside Out / Genre : Blues / Label : Delmark Records

Imaginez le blues comme de multiples couleurs issues de la décomposition de la lumière du soleil à travers un diamant : ainsi Dave Specter, définit-il son nouveau projet. Ce musicien né en 1963 à Chicago est d’abord un guitariste qui a contribué à plus de 40 albums, soit comme accompagnateur lead, rythmique ou producteur. On le retrouve par exemple derrière Son Seals, Hubert Sumlin, Buddy Guy, ou Otis Rush. Et chez Delmark, il est l’auteur depuis 1991 de 13 albums sous son nom ou en duo pour être finalement introduit l’an dernier au Chicago Blues Hall Of Fame. Le gars ne chôme pas. Et puis un jour, à force de chanter avec les poteaux, on lui a mis la pression : ‘Hé man!!! C’est quand que tu le fais ton album en tant que chanteur?’ C’est chose faite. Timidement certes, puisqu’il ne chante que sur 3 titres. ‘How Low Can One Man Go?’, avec Jorma Kaukonen (Jefferson Airplane/Hot Tuna), un boogie façon John Lee Hooker et une diatribe envers leur Donald de Président. ‘Asking For A Friend’ et le titre éponyme où l’on devine sa principale influence, T. Bone Walker.

Sur 4 titres la relève est assurée par son clavier et collaborateur de longue date, Brother John Kattke. ‘Pontchatoula Ways’ et ‘Opposites Attract’, parfaitement louisianais, et où les doigts, en chaloupé, du Professor Longhair hantent rythmiquement encore les touches du piano. Un titre, gospel blues, qui cause de tolérance et d’unité, ‘March Through The Darkness’, et ‘The Blues Ain’t Nothin’, un jump blues où l’on retrouve l’ex Jefferson Airplane et la section de cuivres, la Liquid Soul Horns. Et puis une chanteuse, Sarah Marie Young, interprète avec émotion cet étrange ‘Wave’s Gonna Come’, une balade acoustique et psychédélique, on y entend le ressac de l’océan. La guitare de Specter est tout bonnement magnifique. Un des grands titres de cet album.

Pour apporter du lien entre tous ces titres chantés, quelques instrumentaux ou guitare et claviers dialoguent, au gombo Meters pour ‘Santifunkious’, épicé Santana pour ‘Minor Shout’, aérien Peter Green sur ‘String Chillin » et mod pour ‘Soul Drop’. A noter la belle pochette ; peinture abstraite qui résume bien en fait cette musique : une ode polychrome à la guitare électrique. – Juan MARQUEZ LÉON

Pour Bluesagain Janvier 2020


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Biscuit Miller And The Mix / Chicken Grease / par Juan Marquez Léon

Biscuit Miller And The Mix / Chicken Grease / Genre : Funky Blues / Label : AMERICAN SHOWPLACE MUSIC / Distribution : Clay Pasternack Inc. Cpidistro@gmail.com

Si vous n’en pouvez plus de tous ces petits tracas qui vous submergent, voici le disque qui va vous donner la pêche. Tout mioche, le bassiste Miller s’overdosait avec les biscuits que sa maman lui préparait avant de passer à table ; d’où ce surnom de Biscuit, et cette bonne humeur communicative. De plus, ce musicien est allé à la bonne école puisqu’il y était avec les enfants de Willie Dixon. L’histoire ne dit pas s’il était bon en maths ou en chimie, mais dans la matière blues, il était premier de la classe. Ensuite il fera ses armes avec des gens comme Sonny Rodgers ou Lonnie Brooks pour fonder le Mix au tournant de ce siècle. Sa musique alterne blues bien funky, blues rock et slow blues, tous nappés par l’orgue Hammond de John Ginty invité pour l’occasion, ainsi que le lap steel guitariste Marcus Randolph. La rythmique est tenue par Biscuit et son batteur, Doctor Love, dont il est indiqué sur la pochette qu’il joue aussi du Stethoscope! Sans doute en cas de surchauffe artérielle à l’écoute de ce ‘Chicken Grease’ qui ouvre le disque. Ce titre possède des références sexuelles évidentes, et emprunte également un motif au grand Junior Walker des 60’s. Pour le reste, le Mix comporte une paire de guitaristes, Bobby B. Wilson et Alex ‘Southside’ Smith, tous deux au jeu riche et subtil, frôlant par moment avec un son jazz. Même si le lead vocal est assuré par le chef Miller, tout ce petit monde participe au chant, conférant ainsi à ce blues cette impression d’osmose évidente. A l’instar du visuel, une bonne table où la bonne humeur est conviée. — Juan MARQUEZ LÉON


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Rick Estrin & The Nightcats / Contemporary / par Juan Marquez Léon

Rick Estrin & The Nightcats / Contemporary / Label : Alligator Records / Genre : Blues

Désormais considéré comme un des meilleurs harmonicistes en activité, cela fait 50 années que Rick Estrin nous offre, avec fraîcheur et humour, cette joie de souffler et de chanter. Après ses premiers essais chez des gens comme John Littlejohn, Eddie Taylor ou Johnny Young, il avait fait partie durant 30 ans de cette formation, Little Charlie & The Nightcats, au chant et harmonica chromatique. Le petit Charlie parti, les Chats de la Nuit se rangent derrière le nouveau boss, Estrin. Depuis 2008, le nouveau guitariste se nomme Kid Andersen. Les autres matous sont les fidèles Lorenzo Farrell (claviers), Alex Pettersen (batterie), qui semble désormais laisser ses baguettes à Derrick D’Mar Martin, auxquels se joint le bassiste Quantae Johnson. Et bon sang, tout ce petit monde joue fichtrement bien ; écoutez les échanger dans l’instrumental ‘Cupcakin », c’est proprement époustouflant. Différents styles de blues sont abordés avec talent au cours de cet enregistrement, mais ce qui frappe surtout c’est la production de Kid Andersen, claire, moderne et ‘colorée’. Par exemple, des titres comme ‘Resentment File’ ou ‘Contemporary’ glissent doucement vers des sonorités plus actuelles, voir le hip hop ou le métal! Le 5 octobre prochain, Rick Estrin aura pile 70 ans, souhaitons lui un joyeux anniversaire et espérons d’autres albums de ce niveau. Du pur plaisir.– Juan Marquez Léon


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Parlor Snakes / Disaster Serenades / par Juan Marquez Léon

Parlor Snakes / Disaster Serenades / Label : Hold On Music / Distribution : Wagram Music / Genre : Rock

Cette formation Franco-américaine semble s’être stabilisée autour d’Eugénie Alcazar, chant/claviers ; Peter Krzynowek, guitare ; Séverin Pignol, basse ; et Marc Le Saux ; batterie. On se souvient bien de leur second album éponyme de 2015, produit par le Heavy Trash, Matt Verta-Ray, le son gagnait en puissance, plus compact aussi, par rapport à leur premier enregistrement. Aujourd’hui, ce dernier a été confié à Étienne Meunier au Studio Harry Son de Pantin, et il s’agit bien d’une nouvelle étape pour Parlor Snakes ; on garde la même puissance sonore mais on gagne en flamboyance, cette fougue des groupes que l’on qualifiait de New Wave dans les 80’s, Echo & The Bunnymen ou Siouxsie & The Banshees pour n’en citer que deux.

Pour ceux qui ne connaissent pas la voix d’Eugénie Alcazar, on pourrait la situer entre celles de Fabienne Shine (Shakin Street) et de Kate Bush ( surtout dans ‘Delicate Creatures’) ; l’alliance mutine entre sensualité animale et comptines de notre enfance. De nombreux titres à l’ambiance rêveuse, brumeuse constituent ce nouvel album ; ‘Marc Bolan’s Fifth Dream’ relève un peu de la berceuse pour enfant. Le chant est opalin et lointain, comme suspendu dans la nuit dans ‘Nylon And Milk’. Nous est proposé pour la première fois, un titre en français, ‘Serpent’ ; ‘twangy’ guitare et mystère à la Twin Peaks sont au rendez-vous. Mais je vous rassure, le groupe n’a pas pour autant abandonné la fulgurance rock de ses débuts. ‘Darkness Rises’ et sa corne de brume, introduit l’album à la manière d’un navire surgissant des ténèbres, tandis que l’affaire se termine par un ‘Frequency’ méchamment punk et psyché. Entre les deux, l’hypnotique ‘Das Meer’ aux riffs de guitare tranchants semble nous dire que les couchers de soleil précèdent toujours les nouveaux jours ; l’océan, ce réparateur des âmes meurtries. — Juan Marquez Léon (critique paru dans bluesagain.com )


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Charlie Wooton Project / Blue Basso / par Juan Marquez Léon

Charlie Wooton Project / Blue Basso / Genre : Jazz Fusion Label : Wild Heart Records

C’est pas souvent que figure dans ces colonnes la chronique d’un disque de jazz. Jazz fusion serait plus approprié pour ce nouvel album du Charlie Wooton Project. Ce bassiste, né à la Nouvelle Orléans, a joué à peu près avec tous les grands musiciens que compte ‘The Big Easy’, Zigaboo Modéliste, Cyril Neville, Chief Monk Boudreaux ou Sonny Landreth (que l’on trouve ici) pour n’en citer que quelques uns, et à peu près dans tous les styles que sont le cajun, le zydeco, le rockabilly, la swamp pop, le blues ou le gospel, avant de rejoindre pour 4 ans le Royal Southern Brotherhood.

‘Blue Basso’ est un hommage à Jaco Pastorius, ce grand bassiste trop tôt disparu et musicien de Weather Report, dont on dit qu’il a été aussi révolutionnaire pour la basse (la fretless) que Jimi Hendrix pour la guitare électrique. Les titres fusionnent à merveille le Rhythm ‘n Blues, le Funk, le Jazz et le Blues. ‘Front Porch’ est carrément un swamp blues, avec des steel et slide guitares (Sonny Landreth ) paresseuses à souhait. Au titre des reprises ; ‘Come On Come Over’ de Jaco Pastorius, et ‘Miss You’ des Stones (guitare : Eric McFadden). Bien que tous les titres soient instrumentaux, certains sont chantés par Arsène Delay, une chanteuse des Bayous, à mon avis la vraie révélation de cet album.

Au final un disque pour bassistes ou pour ceux qui sont sensibles au jazz rock des années 70.– Juan MARQUEZ LÉON



Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Karim Albert Kook / Il Était Un Voyage par Juan Marquez Léon

Karim Albert Kook / Il Était Un Voyage / Genre : Blues sans frontières / Label : Dixiefrog Records

Voici un disque assez unique dans le paysage du blues international. Parce que tout d’abord il est chanté en français, ensuite parce qu’il nous emmène d’ Hussein Dey (Algérie) à Barbès (Paris) en passant par la Louisiane. Un blues lourd, puissant, à l’instar du chant de Karim, cet ‘Inspiration Point’, ou parfois aérien, ‘Hoggar’, ce massif montagneux au cœur du Sahara, et où semble flotter au-dessus, la trompette de Miles Davis (magnifique Patrick Artero). ‘Près De Toi’ donne l’occasion aux harmonicistes (Xavier Laune et Édouard Bineau) de s’éclater ; et toujours cette trompette qui décroche un superbe solo. ‘Trop Tard’ est un réquisitoire sur l’impossibilité des Hommes à vivre ensemble et en paix. Karim n’oublie pas ses origines, son lointain pays, puisqu’ici où là on entend souvent le oud (Taoufik Bargoud) et le vent du désert. A mi-chemin du voyage, faire une halte à la Nouvelle Orléans avec ‘Karma’.

Et puis, c’est l’occasion ici de rappeler l’importance de l’influence des Natives Americans dans la lente construction de cette musique que l’on aime tous. Preuve en est donnée dans cet album. C’est flagrant dans ‘Nevada’s Mood’, même si c’est surtout le Maghreb qui y est invité, ce sont bien des chants amérindiens que l’on perçoit sur la fin, ce titre d’ailleurs ouvre et ferme le disque. ‘Si J’oublie’ est posé sur un rythme typiquement Cheyenne ou Apache, tandis que dans ‘Faut Que J’me Tire Ailleurs’, ces valeureux guerriers ont décoché les guitares électriques. Sinon ce titre doit rappeler à beaucoup d’entre vous une certaine chanson des 80’s….c’est une reprise effectivement du célèbre titre de Bill Deraime, ici présent ! Autre reprise, l’éternel ‘Travailler C’est Trop Dur’ de Zacchary Richard. Karim Albert Kook installe tranquillement sa personnalité dans le paysage du blues international, il a ouvert pour des gens comme BB King, Albert Collins, Luther Allison, Popa Chubby. C’est son 4 ème disque. Celui ci est dédié à Guy l’Américain du label Dixiefrog.

A ranger donc à côté des Benoît Blue Boy, Verbeke, Deraime, Personne, etc… Il faut sauver le blues en français! — Juan Marquez Léon (article paru dans bluesagain.com )


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Bayou Seco par Juan Marquez Léon

Bayou Seco / Genre : Musique traditionnelle cajun et autres.

Comme chaque dimanche, accompagné de ma querída, passage au marché pour acheter ma dose d’huîtres hebdomadaires, c’est ma tradition… Mais avant, petite halte au Garage ; et comme très souvent, nous n’en ressortirons pas les mains vides. Pour elle, ce sera 2 livres, pour moi, quelques vinyles chez Metropolis Records ; un ‘Dick River’s Rocking Along’ très rock’n’roll avec la contribution exceptionnelle d’Alain Bashung et le ‘American Folk Blues Festival – Studio Session’ de 1965 qui autour d’une formation dont le batteur est l’immense Fred Below, ont été enregistrés, entre autres, des gens comme Fred McDowell, JB Lenoir, Big Mama Thornton ou John Lee Hooker.

Quant à Mr K, le maître de ces lieux, celui ci me fera découvrir d’autres enregistrements : celui du saxophoniste Joki Freund (1926-2012), un des musiciens les plus importants de la scène jazz allemande et un d’Art Blakey, un chouette disque enregistré dans les 80’s.

Mais c’est surtout ceux d’un sympathique duo, le Bayou Seco, qui a motivé ces quelques lignes. Un couple américain basé à Silver City Nouveau Mexique qui à eux deux totalisent un âge très respectable. Jeanie McLERIE (violon à 5 cordes), musicienne professionnelle depuis 1962 et son comparse, Ken KEPPELER (violons, accordéons, etc…), qui lui, débutera sa carrière en 1972. Autant vous dire que ces 2 là, avec le temps, ce sont fait un nom sur la scène des musiques traditionnelles. Sur la route, ils rencontreront des gens comme James Taylor ou Country Joe. Leur répertoire comprend de la musique cajun, de l’old time music, des chansons de cow boys, des folk songs, du traditionnel hispanique, et même des reprises de la Carter Family. En fait le couple collecte tout ce qui se joue dans cette partie du sud ouest des Etats Unis, Louisiane du Sud, Texas, Nouveau Mexique, Arizona. Ce qui les amènent à chanter aussi bien, en anglais, qu’en français (‘je bois mais un seul ‘tit coup, passez-moi la bouteille…’) et qu’en espagnol (‘Ya el tecolote no baila, porque no tiene zapatas’).Leurs disques comprennent des polkas, des two steps, des reels, des bourrées, des valses, des quadrilles, cette danse de bal et salon, héritière de la contredanse du XVIII ème siècle français, et sont traversés du son du banjo, de l’harmonica, et de la mandoline. En plus d’être des collecteurs reconnus par la Commission des Arts du Nouveau Mexique pour leur contribution au patrimoine culturel, Ken est luthier et Jeanie donne des cours de musique. Visitez leur site bayouseco.com, car ils se produisent assez souvent de par nos vertes contrées ; Bretagne, Champagne, Pays Basque et aussi un peu partout en Europe. ‘Oh chérie, querídamia, viens dedans mes bras, Et danse la dernière valse avec moi’…. — Juan Marquez Léon


Beaucoup de disques de Bayou Seco sont disponible chez Klaus au Garage à Saint-Nazaire ou en-ligne en cliquant ici…


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

French Boutik / L’Ame De Paris par Juan Marquez Léon

French Boutik ‘L’Ame De Paris’/ Label : Heavy Soul Records / Distribution : Clearspot et Juno / Genre : Pop Néo Moderniste.

En ces temps légèrement troublés, voici un peu de fraîcheur. French Boutik (avec un k comme dans Kinks). Un groupe très sympa qui a vu le jour dans le 11ème arrondissement (comme bibi!) de Paris. Serge Hoffman, Zelda Aquila et Jean-Marc Joannès sont des frenchmen et la chanteuse Gabriela Giacoman est une américaine. Pour une fois, avec un petit accent tout à fait charmant, celle ci chante en français. Vous avouerez que cela change un peu de nos chanteurs (euses) qui s’expriment en chant anglophone. Leur univers musical est un mix entre psyché rock, power pop et une esthétique mod. Le producteur Andy Lewis est un proche de Paul Weller, et le label du disque, Heavy Soul fait référence au leader des Jam. Donc très 60’s mais avec un je ne sais quoi des 80’s françaises (Lio, Elli et Jacno, Taxi Girl, Snipers, Ticket…). Bien sûr on décèle ici ou là des références au Floyd de 1967, aux Beatles, aux Kinks, à Gainsbourg, etc….Les thèmes traitent souvent de ruptures amoureuses (avec humour !) de la nostalgie d’un quartier qui change (‘Strasbourg Saint Denis’), de vieux numéros de téléphone notés sur un carnet que l’on hésite à rappeler 20 ans après (‘Passé Recomposé’) ou de La Commune Parisienne (‘L’Ame de Paris’). Souvent on y entend des sons de la rue, et ici, en intro, c’est un vieil enregistrement de L’ Internationale. Sinon, cela reste très actuel, (‘Amis Sur Facebook’) avec comme sujet l’écologie (‘Ta Faute’) ou futuriste (‘Beta Gamma’), même si c’est Henri Salvador qui, avec ce titre composé par Bernard Michel en 1968 , avait déjà traité notre avenir automobiliste. Dandysme, modernisme, le ‘Chic Français’. — Juan Marquez Léon.

Retrouvez nos chroniqueurs dans www.bluesagain.com

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Automatic City / Triple Ripple par Juan Marquez Léon

Automatic City’Triple Ripple’ / Label : Wita Records / Distribution : L’ Autre Distribution / Genre : Exotica Blues

L’ovni blues du mois, oeuvre sonique unique! Quatre garçons dans le futur du blues premier… Lyon, la capitale des Gaules, qui à travers un pacte ‘voodoo’, doit être jumelée depuis des temps anciens avec le Delta du Mississippi !

Alors qu’ Éric Duperray, Emmanuel Mercier, Raphael Vallade et Zaza Desiderio se partagent les instruments de base du blues électrique, il faut rajouter sitars, flûte, mélodica, bellzouki, theremin, marimba, stylophone, bongos, pandero, berimbau, udu! Palette instrumentale à laquelle se rajoute aussi divers effets sonores extra-terrestres nous ramenant aux séries TV américaines de l’après guerre. Autour de 3 instrumentaux, ‘First Ripple’, ‘Second Ripple’ et ‘Triple Ripple’, qui constituent la charpente de cet édifice, ondulent compositions originales dans une veine ‘exotica orientaliste’ signées Mercier et Duperray. ‘King Money King’ nous rappelle le regretté Rachid Taha tandis que ‘Gas O Line’ pourrait être le thème d’une série TV composé par John Barry.

De nombreuses reprises également, toutes réincarnées dans l’esprit du collectif Automatic City. ‘Shrinking Up Fast’ un mambo de Camille Howard, chanteuse R n’ B des 40’s et 50’s.’ Deux reprises de RL Burnside, ‘Going Down South’ et ‘See My Jumper Hanging On The Line’, ou un trajet avec Skip James himself à bord d’une voiture volante au dessus d’une mégalopole du 27 ème siècle. Joe Hill Louis est présent avec son ‘Tiger Man’ où, gémissements de félin et cris de Tarzan nous propulsent dans la jungle épaisse, avec dans les dernières secondes, un clin d’œil aux Cramps. Le ‘Good Morning Little Schoolgirl’ de Sonny Boy Williamson I, le croirez vous? C’est Curtis Mayfield qui s’y colle en hoquetant façon le King of Rockabilly, Charlie Feathers. Autre King, l’interprétation du ‘Animal Instinct’ qu’Elvis chantait dans une nullité de 1965, ‘Harum Scarum’ (‘ C’est La Fête Au Harem’) et où, d’un coup du revers de la main il aligne un guépard… C’est leur 3eme album, leur meilleur.

Le blues hanté d’Automatic City ravive la flamme mystérieuse des origines de cette musique, sans cesse en renouvellement. Ce n’est pas très courant, il faut bien le signaler. — Juan Marquez Léon

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Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.