INRED / Just about anything is possible par Juan Marquez Léon

INRED. Une musique aventureuse, tortueuse et psyché, qui puise ses influences chez Syd Barrett ou Kevin Ayers et le Soft Machine (‘To Be’). Une liberté dans la composition comme à l’époque de Magazine, ce grand groupe post punk et limite progressif, au chant Devoto obsédant qui couche avec les B’52s (‘Wendy’s Party’). ‘Loster’ c’est la ‘Discipline’ de King Crimson autour d’un thé métallique avec Robert Wyatt, lent et pesant, période ‘Rock Bottom’, ce merveilleux album. ‘Double, Double, Do’ perturbé comme du Peter Hammill. Ce bal nocturne est mené par Pat Griffiths (23 Skidoo, Baroque Bordello) au chant hanté. Pour servir les petits canapés empoisonnés et les boissons à l’arsenic, et ce depuis l’année 2013 à Paris, quelques froggies bien de chez nous, soit : Guillaume Tirard (basse, flûte et chœurs) Stéphane Meunier (guitares) François Accart (batterie, chœurs) Anne Lisbet Tollànes (claviers, percussions, chœurs). A noter que cette dernière apporte une petite touche Gong pas déplaisante. Si vous voulez savoir ce qu’il se passait en Grande Bretagne entre 1968 et 1978, c’est un peu l’album qu’il vous faut. C’est leur premier. Vous voilà prévenus. — Juan Marquez Léon

 

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Crashbirds / European Slaves par Juan Marquez Léon

Crashbirds / European Slaves

Dans le paysage musical du 9-3, on n’y trouve pas que des formations rap. Le rock’n’roll y existe encore. Celui des Crashbirds en est la preuve directe. Sale, méchant, racé et brutal, il est mené par de drôles d’oiseaux, un couple d »Inséparables’, qui depuis maintenant quelques années, labourent les terres d’Europe à coups de riffs de guitares vifs et tranchants. Pierre Lehoulier, lead guitare, crashbox, illustrations de la pochette CD (superbe) et Delphine Viane, la chanteuse à la voix écorchée, puissante et toute emprunte de blues n’ soul. ‘European Slaves’, un certain regard de notre actualité européenne, est leur 4ème disque. Hypnotique, métronomique et roboratif, un ‘Dirty Rock’ où la guitare de Pierre rappelle souvent celle de Poison Ivy au sein d’un autre couple passé à la postérité, The Cramps. Et pour vous rendre compte de la puissance vocale de Delphine, précipitez vous sur le titre ‘Nowhere Else’, exceptionnelle chanteuse. Une question se pose : ces ‘cuicuis’ sont-ils rouge-gorges ou aigles royaux ? Sans doute les 2 à la fois! Le groupe joue souvent dans l’ouest du pays, sans oublier Saint-Nazaire où il s’est déjà produit plusieurs fois. Ne les manquez pas. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Face A

Face B

Ce discocanar N°2 « Au rendez-vous de Penhoët » a été réalisé par: M

Discussions et témoignages:

  • Félix (62 ans, menuisier retraité de la Navale, où il travaillé pendant 28 ans )
  • Francis (56 ans, soudeur depuis 26 ans aux chantiers )
  • Louis ( 40 ans, chaudronnier pendant 18 ans aux chantiers )
  • Alexandre ( 45 ans, soudeur depuis plus de trente ans aux chantiers )
  • Gaby ( 30 ans, chaudronnier depuis 10 ans à la mécanique )
  • Dan ( 24 ans, chaudronnier pendant 2 ans à Babcock )
  • Hamid ( 30 ans, prêtre ouvrier, manœuvre dans les boîtes étrangères )
  • Christian ( 20 ans, ex-lycéen, a travaillé comme manœuvre à la mécanique )
  • Michel ( 24 ans, manœuvre intermittent pendant 2 ans aux chantiers )
  • Montage de la bande discussion: Felix, Christian, Michel
  • Musique des textes: Jean-Frédéric
  • Musique sur la discussion: Olaf, Philippe, Michel, Christian
  • Chanson de la grève des Fonderies: Christian, Dan, Michel, Jean-Frédérice, Christian (l’autre)
  • Prise de son de la discussion: Olaf
  • Prise de son des musiques: Lucien Macé et Renaud Richard
  • Photos: Dan et Michel, Jacques et Charles Cholet, archives DROUG.
  • Maquette: Michel / Dactylo: Yvonne
  • Remerciements au GALLO pour la salle de réunion.

Un script des 2h45 de débat peut être fait. Si vous pensez que cela présente un intérêt, écrivez-vous. La collection « UNDERDROUG » a pour but de publier des témoignages sonores et écrits sur des sujets précis avec la plus large participation.

PRODUCTION DROUG La Mare Morin, Parignac 44130 – FAY-DE-BRETAGNE

Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët
Discocanar N°2 / Au rendez-vous de Penhoët

Vous trouverez ici quelques exemples des productions « DROUG », que j’ai trouvé sur le Net, ainsi que quelques extraits via YouTube. ( en cliquant sur n’importe quelle image, vous pourrez agrandir le visuel et avoir quelques informations supplémentaires. Je suis à la recherche 1) des originaux, 2) d’informations détaillées sur chaque disque, 3) de contacts et de témoignages pouvant me donner plus d’informations sur l’histoire de « Droug productions ». Cette recherche se base dans une démarche purement documentaire et ne cache aucun intérêt commercial. Vous avez la possibilité de laisser un commentaire à la fin de cet article. Je prendrai contact avec vous le plus tôt possible. Merci d’avance !!!

Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!
Grand Merci à Jérémy Gabard pour le visuel !!!

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ par Juan Marquez Léon

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ / Genre : Blues Rock / Label : Voxtone / Distribution : Inouie Distribution

Cet été, Rico a défendu son nouvel album, le 4ème, en 1ère partie de Jack White aux Nuits de Fourvière de Lyon. Histoire de montrer qui il est vraiment. Son blues rock trempé dans un bain de soul (‘Love Is A Vampire) évoque souvent le cinéma américain, le grand ouest, la route. Alors que Jean Joly est à la basse et que la batterie est confiée à Josselin Soutrenon, les autres instruments, guitare, lap steel, moog, orgue Hammond, mellotron et autres percussions sont tous sous la responsabilité du producteur, qui souvent, tourne aussi en formule ‘One Man Band’, They Call Me Rico. Un son énorme (‘Odd One Out’) pour une mélancolie souvent évoquée (‘When The Summer Ends’) où guitares réverbérées (‘Sweet Exile’) nous projettent des images à la Ennio Morricone. Neuf titres pour un disque sacrément bien chromé. — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Jinks Kunst

La galerie de photos représente le dernier travail de Jinks Kunst sur Penhoët, travail réalisé en différents lieux durant l’été 2018. Cette démarche, soutenue par la ville de Saint-Nazaire, n’est pas seulement « décorative ». Penhoët et Méan : Ces deux quartiers de Saint-Nazaire, sont à l’origine de la richesse de la ville. Considérés comme « moches », il abritent malgré tout habitations, travail et production et font vivre notre ville grâce entre autres aux Chantier Naval. Zeitgeist est très fier de témoigner de l’action artistique de JinksKunst en « Une » de son site web pour rendre ainsi hommage à toutes celles et tous ceux qui vivent ou ont vécu dans ces quartiers en nous montrant toutes les facettes de la vie. Ces quartiers ne sont pas peuplés uniquement de personnes en bleu de travail…


Jinks Kunst, né à Vevey en Suisse en 1976, est bercé dans l’art grâce à son grand-père, meilleur ouvrier de France, céramiste d’art, poète et inventeur. A la fin des années 1980, la musique et la culture rap rythment sa vie. Interpellé par le visuel de Mode2 dans le magazine de skate NoWay, puis par la pochette de l’album «Chromatique» du groupe Suisse Sens Unik signée par Lazoo du collectif M.A.C., il commence à esquisser des lettrages graffiti.

Jinks participe depuis le début des années 2000 à des expositions et évènements en France et à l’étranger (Suisse, Italie, Angleterre, Etats Unis…). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées, et également visibles dans les livres « Vitry Ville Street Art » (2013) de Brigitte Silhol et Nath Oxygène, « Epsylon Point, Ma Gueule Par Mes Potes » (2015) de Nathalie Roger et Marie Eddo, « Nantes Insolite » (2015) de Stéphane Pajot et « Street Art, Poésie Urbaine » (2015) de Sophie Pujas.

Cet artiste multidisciplinaire détourne aussi habilement des panneaux de signalisation grâce à des autocollants qu’il découpe manuellement. Un monde où les dos d’âne se transforment en skate parc et les sens interdits en crucifix modernes. Jinks porte également la casquette de plasticien. Avec des Lego©, il réalisa le portrait de Nelson Mandela (1,4 x 1,5m). Pour les 20 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, il assembla près de 20 000 filtres cigarettes.

En 2015 Jinks participe à la décoration du bidonville de Sidi Moumen à Casablanca (Maroc). L’objectif est de créer du lien social en fédérant les habitants autour d’un projet participatif. L’association Art Lab de Katmandu (Népal) l’invite également à participer au projet Prasad en organisant des ateliers autour du street art. Les ateliers se sont clôturés à Beni (Népal) par une fresque rendant hommage à Mahabir Pun, un enseignant népalais connu pour son travail considérable dans la mise en place du wifi dans les zones reculées de l’Himalaya. Ce fut l’occasion pour Jinks de réaliser un portrait à la hauteur de l’homme avec des dimensions de 2,5 x 4,3m.

En 2016, ce globbe-trotter passe plus de 4 mois en Afrique de l’Ouest pour réaliser son projet « Djiguene & Goor », un livre retraçant ses préparatifs et son périple jalonné d’ateliers et décorations dans des rues, écoles, centres culturels (Tambacounda – Sénégal), Alliance Française de Kaolack (Sénégal), Institut Français d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Ce fût aussi l’occasion de participer au festival Regraff à Cotonou (Bénin).

Depuis 2017, Jinks investit le territoire nantais en réalisant des fresques murales (Trentemoult), des devantures de magasins… Ses pérégrinations l’ont conduit au Sri Lanka et à Oman pour des détournements de panneaux, à Bruxelles pour l’exposition « Strokar » organisé par Fred Atax, ainsi qu’à Genève pour une exposition suivie d’une vente aux enchères.

Démarche artistique

Jinks évolue dans le milieu du graffiti depuis le début des années 1990. Adepte du spray, du collage d’affiches et stickers, Jinks se classe dans l’art contemporain urbain et réalise des peintures citadines éphémères. Il aime travailler sur des supports différents : bois, mur, métal, disque vinyle, plateau de skate…

En 2006, il devient accro au pochoir. Armé d’un cutter, il cisèle des dentelles de papier et réalise des pochoirs à échelle humaine. L’actualité est une source d’inspiration pour Jinks. Ses pochoirs déclinent tour à tour des scènes de guerres, des étendards, des poings levés… Le visage d’Omayra Sanchez nous rappelle de douloureux souvenirs.

Au détour d’une rue, il est possible d’apercevoir un panneau détourné par Jinks à l’aide d’autocollants découpés à la main. Un acte qui oscille entre la fantaisie et le potache, mais peut aussi parfois prendre une teinte politique. Jinks joue et s’adapte aux petites différences graphiques des panneaux en fonction des pays qu’il traverse.

Intervenir dans les rues du globe est une nécessité pour Jinks. La communication s’engage alors plus facilement avec les habitants, donnant ainsi l’occasion d’un véritable échange et d’une découverte pour des personnes n’ayant pas forcément accès à l’art.

ArtFair Saint-Nazaire

ArtFair Saint-Nazaire vue par Arthur et Mary

ArtFair Saint-Nazaire

En séjour en Loire-Atlantique, nous avons découvert ma femme et moi l’Artfair Saint-Nazaire. Cette exposition d’art contemporain est installée dans un lieu très original « Le Garage ». L’exposition accueille de nombreux artistes qui montrent chacun une approche personnelle dans son propre espace. Nous sommes tombés en émotion devant le travail de l’une d’entre eux, Edwige Dupont. Ses dessins et ses peintures ont attiré notre regard. Nous avons senti les toiles nous regarder, et cela a provoqué beaucoup d’émotions pour nous deux! Les techniques utilisées par Edwige Dupont sont de différentes natures, mais dans chaque dessin sort un sentiment, un « feeling » qui traverse notre esprit et nous fait frissonner.

La technique est impressionnante, brut et délicat dans le même temps. Les personnages montrent dfférentes émotions mêlées, comme la colère, la tristesse, l’ennui, et d’autres que le spectateur doit parfois « décoder. ». Nous avons pu parler un peu avec Edwige Dupont. Elle nous a expliqué que c’était en premier l’émotion qui guidait son travail. Et ça se voit au premier coup d’oeil! « At first sight » comme on dit chez nous pour l’amour!! Quand j’ai regardé « Douleur Capitale », j’étais ému, ou quand ma femme a regardé « Meridiem », son regard brillait. Et nous en avons pris plein les yeux!

Ainsi à Saint-Nazaire nous avons traversé deux ponts! Nous parlons du pont de Saint-Nazaire, et du pont de l’artiste Edwige. Ses dessins sont comme un pont entre notre regard et nos émotions. Et ça c’est une sacrée traversée aussi! En repartant, Mary a mis une chanson que j’aime beaucoup et qui illustrait très bien pour moi le travail d’Edwige Dupont : « Bridge Over Troubled Water » de Simon and Garfunkel. Et par l’esprit nous avons revu les tableaux qui dansaient devant nos yeux. Nous avons oublié de laisser un petit mot dans le livre d’Edwige, ce petit billet est un petit mot en retard. Pour la remercier de sa présence. — Arthur and Mary

 

Tony Joe White / Bad Mouthin par Juan Marquez Léon

Tony Joe White /  Bad Mouthin / Genre : Blues des marais / Label : Yep roc Records / Distribution : Bertus France / Sortie mondiale le 28/09/18

Ce n’est pas exagéré de dire que cet homme de 75 balais représente à lui tout seul le Swamp Rock. On citera également ses copains fangeux, Slim Harpo, Lightning Slim, Lazy Lester, bref tout le bazar classieux d’Excello Records, puis Professor Longhair, Jimmy Reed (Little Rain), et bien sûr, Creedence Clearwater Revival, le Gun Club aussi. JJ Cale également pour cette flemme ou flegme si caractéristique des marais. Puis par chez nous, Johnny (‘Polk Salad Annie’ en duo avec ‘L’Homme’ quelque part à Nashville en 1984) et Joe Dassin tant qu’on y est! (‘Le Marché Aux Puces’). Pour cet album, le ‘lent boueux’ nous enchante avec un enregistrement live en studio ; ici, no synthé, no cuivres. ‘No noise !’ est le maître-mot. On entend que la voix d’un type serein mais genre ‘faites pas chier’, une guitare au son minimum et une santiag pour battre la mesure sur le parquet….. Pourtant, écoutez ‘Awful Dreams’ (Lightnin’ Hopkins) et vous comprendrez pourquoi ce type aurait du rencontrer le Suicide de Vega et Rev ; strict matos perché au dessus du vide existentiel : le Blues quoi. Souvent, l’harmonica souffle dans cet atmosphère caniculaire. Une batterie monotone apparaît ici et là, mais partout cette ambiance à ras du sol, à ras de tout. Un chant à faire trembler la terre aussi. Quand un artiste revient sur son passé par un jeu de clins d’œil, ce n’est jamais bon signe ; odeur de chêne. Ici le clin d’œil prend la forme de 2 chansons, enregistrées entre 1964 et 1966 sous le nom de Tony Joe And The Mojos pour le label texan, J.Beck Records. Il s’agit du titre éponyme et de ‘Sundown Blues’. Tony Joe s’est toujours considéré comme un musicien de Blues. Il nous le démontre avec 6 reprises de John Lee Hooker (un ‘Boom Boom’ hypnotique), Jimmy Reed, Lightning Hopkins, Big Joe Williams et Charlie Patton. Visite est aussi rendue au ‘Heartbreak Hotel’ du King, qui comme vous le savez, était un grand fan de ce ‘Roc des Bayous’. Pour le reste, il replonge dans son répertoire en y apportant ce style hanté, crépusculaire. Retour aux sources, je vous l’écris sans médisances, ‘Bad Mouthin ». — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Vertical au Café Scott par Juan Marquez Léon

Je suis à un concert du groupe Vertical au Scott bar. On dirait du Echo And The Bunnymen!

Ils rappellent The Feelies. La voix du chanteur est puissante. Proche de celle de Ian Mc Cullogh des Bunnymen de Liverpool. Vertical puise ses sources dans les 80’s. Climat passionné avec des envolées guitaristiques. La rythmique ? Un bassiste barbu placiturne comme devrait être tous les bassistes. Un batteur au jeu monstrueux, une véritable boîte à rythme. La paire de guitares tricote des sons genre Johnny Marr de The Smith. Le chant grave est possédé et haut perché. Osmose scénique du groupe. Grande présence charismatique. —Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques et concerts sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Zones Portuaires 2018 – Déambulation nocturne par Luc Babin

Déambulation de courts-métrages réalisés à la MQMP à l’occasion du Festival Zones Portuaires, animation Benoît Labourdette – 3ème édition à Saint-Nazaire 2018.

Luc BabinLuc Babin – Qui suis-je ?

De formation initiale photographe en 1974, j’ai fait de nombreux reportages, en passant par la captation vidéo, au tournage et montage de documentaire sur divers continents, tout en utilisant ma formation artistique et de formation de personnes dans des projets audiovisuels. En effet, j’ai obtenu le titre de formateur FTP : formation à la technologie de formation en 2008, lorsque je suis rentré de 13 années passées aux États Unis, dont j’ai la double nationalité. Ainsi, pendant 7 ans j’ai occupé le poste de formateur animateur au studio vidéo du Lycée Aristide Briand de Saint-Nazaire, en travaillant avec les enseignants, l’administration pour la communication mais aussi, comme assistant d’une classe option arts visuels.

Mes années à SVA school of visual arts, de NYC – commercial télévision, m’ont influencé artistiquement dans ma façon de travailler dans tous les postes occupés que ce soit dans la conception de site web ou ma façon de filmer et de monter. Dans tous mes métiers, j’ai utilisé l’audiovisuel et le web. Mais avant tout, je suis un transmetteur en images.

Mes mots sont mes images.

La motivation transversale aux différents postes occupés dans ma vie est: mon réflexe à filmer ce qui se passe dans mon entourage et transmettre le territoire, le patrimoine, le travail, les habitants, leurs productions et les évènements. — Luc Babin

Patcash / Restoring Neighborhood par Juan Marquez Léon

Patcash / Restoring Neighborhood
Label: OHM
Autoproduction

Disque de récits, disque de voyages, disque de rencontres mais aussi de rupture dans ‘Les Cévennes’, titre en boucle et aux couleurs années 80, une des 2 chansons en français du premier album de Patcash ; groupe Guérandais créé en 2009 autour de Charles Lesage et Andraus Siméon qui se partagent guitares et chant, la batterie revenant à Romain Sadoux. L’album enregistré au studio OHM de Saint Nazaire a été masterisé à NY par Alan Douches, un ti’gars qui s’est déjà occupé du cas Motorhead ou Fat Boy Slim entre autres….Au clavier, Romina Cadiz brode de légers chœurs (le rock mi-tempo ‘Grow’ qui ouvre l’album) tandis que Norman Boutet apporte une touche folk avec sa mandoline. ‘Mysty Mountains’ mélodie aérienne flottant au dessus des monts brumeux de la Terre du Milieu, référence à Tolkien. ‘Seagull’ débute rêveur pour se muter en une plainte country blues gospel, une guitare puissante déchire l’espace de ses riffs électriques tandis que la mandoline arpège au premier plan. En hollandais est chanté ‘De Lijm En De Leer’ tandis que ‘Cyborg’ nous amène dans un univers mélancolique, un sentiment aquatique formé par des claviers et cette mandoline qui danse au dessus des flots. ‘Aquatic’, justement est le titre du morceau suivant, dans un style hip hop. Ailleurs, je m’avancerais à rapprocher ‘Banjo Boost’, machin tout tordu, genre ‘Delivrance’, cabossé, punk hillbilly, comme chanté par le fils caché d’Hasil Adkins, perdu au milieu des monts Appalaches à ‘In Pyongyang’ inspiré d’un long séjour en Corée du Nord de Charles. Hasard de l’actualité mondiale Kim Jong-One Trumpienne? ‘Sally’, hantée, clôture cet excellent disque de son empreinte folk blues gothique. — Juan Marquez Léon


Patcash tourne souvent dans notre région, au delà, et entend bien continuer à le faire. Il sera présent prochainement lors de la soirée de clôture du Prix Pelloutier décerné à l’ un des 8 auteurs de bandes dessinées sélectionnés par le CCP de Saint-Nazaire.


Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.