The Limiñanas

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Date / Heure
Date(s) - 20/04/2018
20:30 - 23:30

Emplacement
Stereolux

Catégories


THE LIMIÑANAS (FR) / Cabestany, charmante bourgade d’Occitanie, que baigne la Méditerranée et que coiffe les Pyrénées, abrite le duo phare de la scène garage-psyché française qui, imperturbablement, sort des albums incandescents depuis une petite dizaine d’années, est imperturbablement encensé par les meilleurs groupes (anglo-saxons) du genre et, tout aussi imperturbablement, se paie le luxe d’inviter Leurs Éminences Peter Hook et Anton Newcombe sur Shadow People, son dernier album en date. Activistes de la scène garage donc, les Limiñanas savent comme personne tourner des compos rêches, intensément acides et orageuses comme un ciel d’été catalan, mais également leur donner des teintes soyeuses qui en feraient presque, pour certaines, des ritournelles yé-yé. C’est, sous les dehors d’un écrin chic et sexy, une musique hallucinée et narquoise, mais aussi honnête et spontanée, terriblement charnelle, concrète, acérée. Au royaume de la fuzz, les Limiñanas sont rois.

The Limiñanas / Album ‘Shadow People’ (Because) / Genre : Garage Rock Français / 2018

Il est loin le temps des Migas Valdes, petit combo de frat rock de la région de Perpignan où officiaient Marie (batterie métronomique) et Lionel (guitares cradingues) Limiñana. Peut-être avez vous déjà entendu, il y a quelques années sur les ondes radio, ce titre qui nous a révélé le couple : ‘Je ne suis pas très drogue’. C’était vers 2010, et The Limiñanas sont lancés. De tournées en rencontres (Pascal Comelade), reconnus outre-manche comme LE groupe français psyché du moment, ce ‘Shadow People’, leur 5eme album, vient de sortir. Il a été enregistré à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre, que l’on retrouve au chant dans ‘Istanbul Is Sleepy’. Autres invités : Bertrand Belin chante ‘Dimanche’, Emmanuelle Seigner ‘Shadow People’, et aussi Peter Hook de New Order et, bien sûr, Pascal Comelade, ce grand créateur perpignanais. Le côté yéyé des précédents albums m’énervait un peu, mais ici les Catalans ont frappé fort. La rencontre entre Can, Gainsbourg et le Velvet Underground fonctionne à merveille. On est tout de suite frappé par ce son lourd, répétitif et hypnotique faisant de ce disque peut-être leur meilleur à ce jour. Ils passent le 20 avril au Stereolux de Nantes. A ne pas louper. — Juan Marquez Léon