French Boutik / L’Ame De Paris par Juan Marquez Léon

French Boutik ‘L’Ame De Paris’/ Label : Heavy Soul Records / Distribution : Clearspot et Juno / Genre : Pop Néo Moderniste.

En ces temps légèrement troublés, voici un peu de fraîcheur. French Boutik (avec un k comme dans Kinks). Un groupe très sympa qui a vu le jour dans le 11ème arrondissement (comme bibi!) de Paris. Serge Hoffman, Zelda Aquila et Jean-Marc Joannès sont des frenchmen et la chanteuse Gabriela Giacoman est une américaine. Pour une fois, avec un petit accent tout à fait charmant, celle ci chante en français. Vous avouerez que cela change un peu de nos chanteurs (euses) qui s’expriment en chant anglophone. Leur univers musical est un mix entre psyché rock, power pop et une esthétique mod. Le producteur Andy Lewis est un proche de Paul Weller, et le label du disque, Heavy Soul fait référence au leader des Jam. Donc très 60’s mais avec un je ne sais quoi des 80’s françaises (Lio, Elli et Jacno, Taxi Girl, Snipers, Ticket…). Bien sûr on décèle ici ou là des références au Floyd de 1967, aux Beatles, aux Kinks, à Gainsbourg, etc….Les thèmes traitent souvent de ruptures amoureuses (avec humour !) de la nostalgie d’un quartier qui change (‘Strasbourg Saint Denis’), de vieux numéros de téléphone notés sur un carnet que l’on hésite à rappeler 20 ans après (‘Passé Recomposé’) ou de La Commune Parisienne (‘L’Ame de Paris’). Souvent on y entend des sons de la rue, et ici, en intro, c’est un vieil enregistrement de L’ Internationale. Sinon, cela reste très actuel, (‘Amis Sur Facebook’) avec comme sujet l’écologie (‘Ta Faute’) ou futuriste (‘Beta Gamma’), même si c’est Henri Salvador qui, avec ce titre composé par Bernard Michel en 1968 , avait déjà traité notre avenir automobiliste. Dandysme, modernisme, le ‘Chic Français’. — Juan Marquez Léon.

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Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Automatic City / Triple Ripple par Juan Marquez Léon

Automatic City’Triple Ripple’ / Label : Wita Records / Distribution : L’ Autre Distribution / Genre : Exotica Blues

L’ovni blues du mois, oeuvre sonique unique! Quatre garçons dans le futur du blues premier… Lyon, la capitale des Gaules, qui à travers un pacte ‘voodoo’, doit être jumelée depuis des temps anciens avec le Delta du Mississippi !

Alors qu’ Éric Duperray, Emmanuel Mercier, Raphael Vallade et Zaza Desiderio se partagent les instruments de base du blues électrique, il faut rajouter sitars, flûte, mélodica, bellzouki, theremin, marimba, stylophone, bongos, pandero, berimbau, udu! Palette instrumentale à laquelle se rajoute aussi divers effets sonores extra-terrestres nous ramenant aux séries TV américaines de l’après guerre. Autour de 3 instrumentaux, ‘First Ripple’, ‘Second Ripple’ et ‘Triple Ripple’, qui constituent la charpente de cet édifice, ondulent compositions originales dans une veine ‘exotica orientaliste’ signées Mercier et Duperray. ‘King Money King’ nous rappelle le regretté Rachid Taha tandis que ‘Gas O Line’ pourrait être le thème d’une série TV composé par John Barry.

De nombreuses reprises également, toutes réincarnées dans l’esprit du collectif Automatic City. ‘Shrinking Up Fast’ un mambo de Camille Howard, chanteuse R n’ B des 40’s et 50’s.’ Deux reprises de RL Burnside, ‘Going Down South’ et ‘See My Jumper Hanging On The Line’, ou un trajet avec Skip James himself à bord d’une voiture volante au dessus d’une mégalopole du 27 ème siècle. Joe Hill Louis est présent avec son ‘Tiger Man’ où, gémissements de félin et cris de Tarzan nous propulsent dans la jungle épaisse, avec dans les dernières secondes, un clin d’œil aux Cramps. Le ‘Good Morning Little Schoolgirl’ de Sonny Boy Williamson I, le croirez vous? C’est Curtis Mayfield qui s’y colle en hoquetant façon le King of Rockabilly, Charlie Feathers. Autre King, l’interprétation du ‘Animal Instinct’ qu’Elvis chantait dans une nullité de 1965, ‘Harum Scarum’ (‘ C’est La Fête Au Harem’) et où, d’un coup du revers de la main il aligne un guépard… C’est leur 3eme album, leur meilleur.

Le blues hanté d’Automatic City ravive la flamme mystérieuse des origines de cette musique, sans cesse en renouvellement. Ce n’est pas très courant, il faut bien le signaler. — Juan Marquez Léon

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Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Katarina Pejak / Roads That Cross par Juan Marquez Léon

Katarina Pejak / Roads That Cross / Label : Ruf Records

Le voilà donc cet album, le 5ème tout de même! Celui ci est produit par Mike Zito (Royal Southern Brotherhood). Cette chanteuse autrice compositeuse, pardon….. chanteuse auteure compositrice et pianiste…on s’y perd des fois!….a débuté sa carrière en Serbie, son pays natal où elle y est très acclamée. Elle vit à Belgrade une partie de l’année. Puis passage américain par le Berklee College Of Music comme d’autres ‘collégiens’ qui ont pour nom Susan Tedeshi, Pat Metheny, Al Di Meola, Donald Fagen, Steve Vai ou Keith Jarrett…..De prime abord, ce qui retient tout de suite l’attention sur ce ‘Chemins De Traverse’ sont deux reprises. La première, ‘Sex Kills’ de l’immense Joni Mitchell (75 ans aujourd’hui, gloire à elle!) adaptée par Pejak en une formidable version soul blues. La seconde, le ‘Turtle Blues’ de Janis Joplin, mais dans un style plus proche de l’excellente Rickie Lee Jones que de la ‘Mama Cosmique’! Pour le reste, les compositions sont d’un excellent niveau alternant blues, ballades (‘Old Pain’) et chansons sur un mode mid tempo, La guitariste Laura Chavez (excepté pour ‘Moonlight Rider’ ou Mike Zito se charge de la slide) y fait des merveilles, des fois twangy sur ‘Nature Of My Blues’ conférant à ce titre une ambiance ‘Tarantinoesque’, avec ses remontées de manche à la Dick Dale, (le saint homme vient de casser sa pipe!). ‘Chasing Summer’ débute comme un morceau des Stones (‘Start Me Up’). On se retrouve en terre cubaine dans ‘She Coming After You’ alors que le titre éponyme nous emmène en terre irlandaise. En fait ce pourrait être le genre de galette à glisser dans le mange disques de votre voiture en roulant à 80km/h! Tranquille.– Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Chris O’Leary / ‘7 Minutes Late par Juan Marquez Léon

Chris O’Leary /’7 Minutes Late / Genre : Blues / Label : American Showplace Music / Distribution : Clay Pasternack Inc

Cet ancien US Marine avait rejoint, en tant que chanteur, le groupe ‘Levon Helm And the Barnburners’ pour 6 ans. Levon Helm…faut il le rappeler, était le batteur de cette formation mythique qu’était The Band, le groupe qui accompagnera Dylan de 1965 à 1974 et qui aura influencé tant de gens dont Eric Clapton avec l’album, ‘Music From Big Pink’ (1968). Mais revenons à nos moutons. Depuis 2010, Chris O’Leary s’est lancé dans une nouvelle aventure avec cette nouvelle formation. Banco! Premier album ‘Mr Used To Be’ nominé et primé. Quelques albums plus tard, voici qu’arrive le 5ème. Et ce n’est que du bonheur. Il est traversé de purs instants cuivrés à la sauce Stax (‘What The Devil Made Me Do’) et de déambulations au gumbo louisianais avec le Docteur John comme chef cuisinier (‘Driving Me Crazy’). Groove funky moite (‘One More Chance At Love’) se partage l’espace avec d’autres titres plus colorés à la Little Feat (‘Circus Just Left Town’). Boogie de l’enfer (‘Second Time Around’), intro ‘Pub Rock’ (‘Heartbreak Waiting For Happen’) ou blues sales et méchants (‘Bones’) se tapent la carmagnole. Et pour ralentir le propos, ambiance brumeuse à la Quentin Tarantino (‘Your Day Will Come’) ou jolie ballade à la Otis Redding (‘Daddy’s Here’) dont la voix d’O’Leary rappelle souvent celle du chanteur disparu. Harmoniciste hors pair, il a enregistré avec Hubert Sumlin, le gars écrit aussi des choses comme ça : ‘…give me an uncracked bottle of number 7 black label, a slow train out of Memphis… When I come back home to you….a thousand miles to drink, a couple hundred more to think bout what I’m gonna ‘tell ya’ bout….what the devil made me do’…’ Ce qui, vous en conviendrez, augure un vaste programme. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Helen Rose / Trouble Holding Back par Juan Marquez Léon

Helen Rose / Trouble Holding Back / Label : Monkey Room Music / Distribution : CPI Distribution / Genre : Country Rock Blues and Soul.

Sorti il y a quelques mois, ce premier disque de cette jeune chanteuse et saxophoniste séduit immédiatement de par la diversité des genres abordés. Un ‘Love And Whiskey’ très Stones ouvre l’album. On devine l’influence Bobby Gentry pour ‘Flatlands Of North Dakota’ avec son accompagnement guitare, violons. De manière assez dépouillée, chant et guitare, elle reprend le traditionnel ‘When The Levee Breaks’ que Les Zeppelin avait déjà interprèté dans d’autres temps bien lointains. Puis arrive cet étonnant ‘John Coltrane On The Jukebox’ ; oh…. rien de très jazz ici, on serait plus près d’un groupe comme Morphine, grâce à ce qu’elle fait de son saxo. D’ailleurs sur la pochette il est indiqué que ce titre est influencé par le ‘John Coltrane Stéréo Blues’ du Dream Syndicate, ce merveilleux groupe des 80’s mené par Steve Wynn. ‘Mississippi Moon’, composé par Marvin Etzioni, un des fondateurs du groupe Lone Justice et producteur de cet enregistrement, nous plonge dans une ambiance assez louisianaise, sous la lune avec les Neville Brothers. Tout à fait séduisant. Le climat se fait nettement plus rampant, lourd et orageux pour ‘A Dangerous Tender Man’, ‘Oh Glory Be’ ou le titre éponyme. Il faut dire qu’en plus de son saxophone dont elle fait une utilisation économe, mais très présente, soulignant ses titres de souffles gras, elle possède un organe vocal bluesy des plus séduisants. Une voix sèche qui vibre au fond de sa gorge, comme une vibration légèrement étouffée qui pourtant ne demanderait qu’à jaillir au plus loin. Autre reprise, le très bluegrass ‘The Mountain’ de Steve Earle, dont elle en donne ici une version solitaire, mélancolique, accompagnée par quelques notes de piano. Et puis ‘Love On Arrival’ ou, dans un silence des plus glaçants, Helen dépense ce qu’il lui reste de voix, caresse d’un souffle court son instrument à vent sur le son très gras d’une guitare électrique (Eric Heywood). C’est bref, c’est passionnant et on salue l’exercice. Une chanteuse à suivre. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

INRED / Just about anything is possible par Juan Marquez Léon

INRED. Une musique aventureuse, tortueuse et psyché, qui puise ses influences chez Syd Barrett ou Kevin Ayers et le Soft Machine (‘To Be’). Une liberté dans la composition comme à l’époque de Magazine, ce grand groupe post punk et limite progressif, au chant Devoto obsédant qui couche avec les B’52s (‘Wendy’s Party’). ‘Loster’ c’est la ‘Discipline’ de King Crimson autour d’un thé métallique avec Robert Wyatt, lent et pesant, période ‘Rock Bottom’, ce merveilleux album. ‘Double, Double, Do’ perturbé comme du Peter Hammill. Ce bal nocturne est mené par Pat Griffiths (23 Skidoo, Baroque Bordello) au chant hanté. Pour servir les petits canapés empoisonnés et les boissons à l’arsenic, et ce depuis l’année 2013 à Paris, quelques froggies bien de chez nous, soit : Guillaume Tirard (basse, flûte et chœurs) Stéphane Meunier (guitares) François Accart (batterie, chœurs) Anne Lisbet Tollànes (claviers, percussions, chœurs). A noter que cette dernière apporte une petite touche Gong pas déplaisante. Si vous voulez savoir ce qu’il se passait en Grande Bretagne entre 1968 et 1978, c’est un peu l’album qu’il vous faut. C’est leur premier. Vous voilà prévenus. — Juan Marquez Léon

 

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Crashbirds / European Slaves par Juan Marquez Léon

Crashbirds / European Slaves

Dans le paysage musical du 9-3, on n’y trouve pas que des formations rap. Le rock’n’roll y existe encore. Celui des Crashbirds en est la preuve directe. Sale, méchant, racé et brutal, il est mené par de drôles d’oiseaux, un couple d »Inséparables’, qui depuis maintenant quelques années, labourent les terres d’Europe à coups de riffs de guitares vifs et tranchants. Pierre Lehoulier, lead guitare, crashbox, illustrations de la pochette CD (superbe) et Delphine Viane, la chanteuse à la voix écorchée, puissante et toute emprunte de blues n’ soul. ‘European Slaves’, un certain regard de notre actualité européenne, est leur 4ème disque. Hypnotique, métronomique et roboratif, un ‘Dirty Rock’ où la guitare de Pierre rappelle souvent celle de Poison Ivy au sein d’un autre couple passé à la postérité, The Cramps. Et pour vous rendre compte de la puissance vocale de Delphine, précipitez vous sur le titre ‘Nowhere Else’, exceptionnelle chanteuse. Une question se pose : ces ‘cuicuis’ sont-ils rouge-gorges ou aigles royaux ? Sans doute les 2 à la fois! Le groupe joue souvent dans l’ouest du pays, sans oublier Saint-Nazaire où il s’est déjà produit plusieurs fois. Ne les manquez pas. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ par Juan Marquez Léon

They Call Me Rico And The Escape ‘Sweet Exile’ / Genre : Blues Rock / Label : Voxtone / Distribution : Inouie Distribution

Cet été, Rico a défendu son nouvel album, le 4ème, en 1ère partie de Jack White aux Nuits de Fourvière de Lyon. Histoire de montrer qui il est vraiment. Son blues rock trempé dans un bain de soul (‘Love Is A Vampire) évoque souvent le cinéma américain, le grand ouest, la route. Alors que Jean Joly est à la basse et que la batterie est confiée à Josselin Soutrenon, les autres instruments, guitare, lap steel, moog, orgue Hammond, mellotron et autres percussions sont tous sous la responsabilité du producteur, qui souvent, tourne aussi en formule ‘One Man Band’, They Call Me Rico. Un son énorme (‘Odd One Out’) pour une mélancolie souvent évoquée (‘When The Summer Ends’) où guitares réverbérées (‘Sweet Exile’) nous projettent des images à la Ennio Morricone. Neuf titres pour un disque sacrément bien chromé. — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Tony Joe White / Bad Mouthin par Juan Marquez Léon

Tony Joe White /  Bad Mouthin / Genre : Blues des marais / Label : Yep roc Records / Distribution : Bertus France / Sortie mondiale le 28/09/18

Ce n’est pas exagéré de dire que cet homme de 75 balais représente à lui tout seul le Swamp Rock. On citera également ses copains fangeux, Slim Harpo, Lightning Slim, Lazy Lester, bref tout le bazar classieux d’Excello Records, puis Professor Longhair, Jimmy Reed (Little Rain), et bien sûr, Creedence Clearwater Revival, le Gun Club aussi. JJ Cale également pour cette flemme ou flegme si caractéristique des marais. Puis par chez nous, Johnny (‘Polk Salad Annie’ en duo avec ‘L’Homme’ quelque part à Nashville en 1984) et Joe Dassin tant qu’on y est! (‘Le Marché Aux Puces’). Pour cet album, le ‘lent boueux’ nous enchante avec un enregistrement live en studio ; ici, no synthé, no cuivres. ‘No noise !’ est le maître-mot. On entend que la voix d’un type serein mais genre ‘faites pas chier’, une guitare au son minimum et une santiag pour battre la mesure sur le parquet….. Pourtant, écoutez ‘Awful Dreams’ (Lightnin’ Hopkins) et vous comprendrez pourquoi ce type aurait du rencontrer le Suicide de Vega et Rev ; strict matos perché au dessus du vide existentiel : le Blues quoi. Souvent, l’harmonica souffle dans cet atmosphère caniculaire. Une batterie monotone apparaît ici et là, mais partout cette ambiance à ras du sol, à ras de tout. Un chant à faire trembler la terre aussi. Quand un artiste revient sur son passé par un jeu de clins d’œil, ce n’est jamais bon signe ; odeur de chêne. Ici le clin d’œil prend la forme de 2 chansons, enregistrées entre 1964 et 1966 sous le nom de Tony Joe And The Mojos pour le label texan, J.Beck Records. Il s’agit du titre éponyme et de ‘Sundown Blues’. Tony Joe s’est toujours considéré comme un musicien de Blues. Il nous le démontre avec 6 reprises de John Lee Hooker (un ‘Boom Boom’ hypnotique), Jimmy Reed, Lightning Hopkins, Big Joe Williams et Charlie Patton. Visite est aussi rendue au ‘Heartbreak Hotel’ du King, qui comme vous le savez, était un grand fan de ce ‘Roc des Bayous’. Pour le reste, il replonge dans son répertoire en y apportant ce style hanté, crépusculaire. Retour aux sources, je vous l’écris sans médisances, ‘Bad Mouthin ». — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

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Patcash / Restoring Neighborhood par Juan Marquez Léon

Patcash / Restoring Neighborhood
Label: OHM
Autoproduction

Disque de récits, disque de voyages, disque de rencontres mais aussi de rupture dans ‘Les Cévennes’, titre en boucle et aux couleurs années 80, une des 2 chansons en français du premier album de Patcash ; groupe Guérandais créé en 2009 autour de Charles Lesage et Andraus Siméon qui se partagent guitares et chant, la batterie revenant à Romain Sadoux. L’album enregistré au studio OHM de Saint Nazaire a été masterisé à NY par Alan Douches, un ti’gars qui s’est déjà occupé du cas Motorhead ou Fat Boy Slim entre autres….Au clavier, Romina Cadiz brode de légers chœurs (le rock mi-tempo ‘Grow’ qui ouvre l’album) tandis que Norman Boutet apporte une touche folk avec sa mandoline. ‘Mysty Mountains’ mélodie aérienne flottant au dessus des monts brumeux de la Terre du Milieu, référence à Tolkien. ‘Seagull’ débute rêveur pour se muter en une plainte country blues gospel, une guitare puissante déchire l’espace de ses riffs électriques tandis que la mandoline arpège au premier plan. En hollandais est chanté ‘De Lijm En De Leer’ tandis que ‘Cyborg’ nous amène dans un univers mélancolique, un sentiment aquatique formé par des claviers et cette mandoline qui danse au dessus des flots. ‘Aquatic’, justement est le titre du morceau suivant, dans un style hip hop. Ailleurs, je m’avancerais à rapprocher ‘Banjo Boost’, machin tout tordu, genre ‘Delivrance’, cabossé, punk hillbilly, comme chanté par le fils caché d’Hasil Adkins, perdu au milieu des monts Appalaches à ‘In Pyongyang’ inspiré d’un long séjour en Corée du Nord de Charles. Hasard de l’actualité mondiale Kim Jong-One Trumpienne? ‘Sally’, hantée, clôture cet excellent disque de son empreinte folk blues gothique. — Juan Marquez Léon


Patcash tourne souvent dans notre région, au delà, et entend bien continuer à le faire. Il sera présent prochainement lors de la soirée de clôture du Prix Pelloutier décerné à l’ un des 8 auteurs de bandes dessinées sélectionnés par le CCP de Saint-Nazaire.


Juan Marquez Léon

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