Crashbirds / European Slaves par Juan Marquez Léon

Crashbirds / European Slaves

Dans le paysage musical du 9-3, on n’y trouve pas que des formations rap. Le rock’n’roll y existe encore. Celui des Crashbirds en est la preuve directe. Sale, méchant, racé et brutal, il est mené par de drôles d’oiseaux, un couple d »Inséparables’, qui depuis maintenant quelques années, labourent les terres d’Europe à coups de riffs de guitares vifs et tranchants. Pierre Lehoulier, lead guitare, crashbox, illustrations de la pochette CD (superbe) et Delphine Viane, la chanteuse à la voix écorchée, puissante et toute emprunte de blues n’ soul. ‘European Slaves’, un certain regard de notre actualité européenne, est leur 4ème disque. Hypnotique, métronomique et roboratif, un ‘Dirty Rock’ où la guitare de Pierre rappelle souvent celle de Poison Ivy au sein d’un autre couple passé à la postérité, The Cramps. Et pour vous rendre compte de la puissance vocale de Delphine, précipitez vous sur le titre ‘Nowhere Else’, exceptionnelle chanteuse. Une question se pose : ces ‘cuicuis’ sont-ils rouge-gorges ou aigles royaux ? Sans doute les 2 à la fois! Le groupe joue souvent dans l’ouest du pays, sans oublier Saint-Nazaire où il s’est déjà produit plusieurs fois. Ne les manquez pas. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Blood, Sweat, And Tears / Child Is Father To The Man par Juan Marquez Léon

Blood, Sweat, And Tears
Child Is Father To The Man
1968

BST était une des premières formations de Rock Jazz. Elle partageait d’ailleurs avec Chicago, le même producteur James William Guercio. À l’origine était Al Kooper. Son orgue dans Like A Rolling Stone de Dylan et sa contribution en 66 au Blonde On Blonde du même Bob l’ont fait rentrer définitivement dans l’histoire. Il rejoint ensuite la même année le Blues Project, un magnifique combo de blues-rock psychédélique (un grand disque : ‘Projections’ en 1966). Fondant avec Steve Katz le BST, l’idée était d’ajouter une section importante de cuivres à leur blues et pop psychédélique.

À ne pas confondre avec un autre style : le Jazz Rock, en pleine gestation à cette époque avec les travaux de Miles, Tony Williams ou John Mclaughlin. Le BST ou Chicago Transit Authority, sont bien des groupes de pop rock psychés mariant ce genre au blues, à la soul et au jazz et créant ainsi un nouveau style. Ce premier album est une petite merveille. On y entend par exemple ‘I Love You More Than You’ll Ever Know’ une compo de Kooper, reprise plus tard par la regrettée Amy Winehouse. Une reprise de Tim Buckley (le géniteur de Jeff) ‘Morning Glory’. On pense aussi Aux Mothers Of Inventions de Zappa dans ‘House Of Country’.

Malgré la richesse instrumentale de l’ensemble, Al Kooper quittera le navire dès ce premier album pour d’autres aventures. Le BST se métamorphosera plusieurs fois, connaîtra un peu le succès, mais à mon avis, n’atteindra jamais le niveau de ce disque. Par contre Chicago…..enfin vous savez ! — (c) Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

The Limiñanas / Shadow People par Juan Marquez Léon

The Limiñanas / Shadow People
Label: Because
Genre : Garage Rock Français / 2018

Il est loin le temps des Migas Valdes, petit combo de frat rock de la région de Perpignan où officiaient Marie (batterie métronomique) et Lionel (guitares cradingues) Limiñana. Peut-être avez vous déjà entendu, il y a quelques années sur les ondes radio, ce titre qui nous a révélé le couple : ‘Je ne suis pas très drogue’. C’était vers 2010, et The Limiñanas sont lancés. De tournées en rencontres (Pascal Comelade), reconnus outre-manche comme LE groupe français psyché du moment, ce ‘Shadow People’, leur 5eme album, vient de sortir.

Il a été enregistré à Berlin dans le studio d’Anton Newcombe, leader du Brian Jonestown Massacre, que l’on retrouve au chant dans ‘Istanbul Is Sleepy’. Autres invités : Bertrand Belin chante ‘Dimanche’, Emmanuelle Seigner ‘Shadow People’, et aussi Peter Hook de New Order et, bien sûr, Pascal Comelade, ce grand créateur perpignanais. Le côté yéyé des précédents albums m’énervait un peu, mais ici les Catalans ont frappé fort. La rencontre entre Can, Gainsbourg et le Velvet Underground fonctionne à merveille. On est tout de suite frappé par ce son lourd, répétitif et hypnotique faisant de ce disque peut-être leur meilleur à ce jour. Ils passent le 20 avril au Stereolux de Nantes. A ne pas louper. — (c) Juan Marquez Léon

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.