Bayou Seco par Juan Marquez Léon

Bayou Seco / Genre : Musique traditionnelle cajun et autres.

Comme chaque dimanche, accompagné de ma querída, passage au marché pour acheter ma dose d’huîtres hebdomadaires, c’est ma tradition… Mais avant, petite halte au Garage ; et comme très souvent, nous n’en ressortirons pas les mains vides. Pour elle, ce sera 2 livres, pour moi, quelques vinyles chez Metropolis Records ; un ‘Dick River’s Rocking Along’ très rock’n’roll avec la contribution exceptionnelle d’Alain Bashung et le ‘American Folk Blues Festival – Studio Session’ de 1965 qui autour d’une formation dont le batteur est l’immense Fred Below, ont été enregistrés, entre autres, des gens comme Fred McDowell, JB Lenoir, Big Mama Thornton ou John Lee Hooker.

Quant à Mr K, le maître de ces lieux, celui ci me fera découvrir d’autres enregistrements : celui du saxophoniste Joki Freund (1926-2012), un des musiciens les plus importants de la scène jazz allemande et un d’Art Blakey, un chouette disque enregistré dans les 80’s.

Mais c’est surtout ceux d’un sympathique duo, le Bayou Seco, qui a motivé ces quelques lignes. Un couple américain basé à Silver City Nouveau Mexique qui à eux deux totalisent un âge très respectable. Jeanie McLERIE (violon à 5 cordes), musicienne professionnelle depuis 1962 et son comparse, Ken KEPPELER (violons, accordéons, etc…), qui lui, débutera sa carrière en 1972. Autant vous dire que ces 2 là, avec le temps, ce sont fait un nom sur la scène des musiques traditionnelles. Sur la route, ils rencontreront des gens comme James Taylor ou Country Joe. Leur répertoire comprend de la musique cajun, de l’old time music, des chansons de cow boys, des folk songs, du traditionnel hispanique, et même des reprises de la Carter Family. En fait le couple collecte tout ce qui se joue dans cette partie du sud ouest des Etats Unis, Louisiane du Sud, Texas, Nouveau Mexique, Arizona. Ce qui les amènent à chanter aussi bien, en anglais, qu’en français (‘je bois mais un seul ‘tit coup, passez-moi la bouteille…’) et qu’en espagnol (‘Ya el tecolote no baila, porque no tiene zapatas’).Leurs disques comprennent des polkas, des two steps, des reels, des bourrées, des valses, des quadrilles, cette danse de bal et salon, héritière de la contredanse du XVIII ème siècle français, et sont traversés du son du banjo, de l’harmonica, et de la mandoline. En plus d’être des collecteurs reconnus par la Commission des Arts du Nouveau Mexique pour leur contribution au patrimoine culturel, Ken est luthier et Jeanie donne des cours de musique. Visitez leur site bayouseco.com, car ils se produisent assez souvent de par nos vertes contrées ; Bretagne, Champagne, Pays Basque et aussi un peu partout en Europe. ‘Oh chérie, querídamia, viens dedans mes bras, Et danse la dernière valse avec moi’…. — Juan Marquez Léon


Beaucoup de disques de Bayou Seco sont disponible chez Klaus au Garage à Saint-Nazaire ou en-ligne en cliquant ici…


Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

French Boutik / L’Ame De Paris par Juan Marquez Léon

French Boutik ‘L’Ame De Paris’/ Label : Heavy Soul Records / Distribution : Clearspot et Juno / Genre : Pop Néo Moderniste.

En ces temps légèrement troublés, voici un peu de fraîcheur. French Boutik (avec un k comme dans Kinks). Un groupe très sympa qui a vu le jour dans le 11ème arrondissement (comme bibi!) de Paris. Serge Hoffman, Zelda Aquila et Jean-Marc Joannès sont des frenchmen et la chanteuse Gabriela Giacoman est une américaine. Pour une fois, avec un petit accent tout à fait charmant, celle ci chante en français. Vous avouerez que cela change un peu de nos chanteurs (euses) qui s’expriment en chant anglophone. Leur univers musical est un mix entre psyché rock, power pop et une esthétique mod. Le producteur Andy Lewis est un proche de Paul Weller, et le label du disque, Heavy Soul fait référence au leader des Jam. Donc très 60’s mais avec un je ne sais quoi des 80’s françaises (Lio, Elli et Jacno, Taxi Girl, Snipers, Ticket…). Bien sûr on décèle ici ou là des références au Floyd de 1967, aux Beatles, aux Kinks, à Gainsbourg, etc….Les thèmes traitent souvent de ruptures amoureuses (avec humour !) de la nostalgie d’un quartier qui change (‘Strasbourg Saint Denis’), de vieux numéros de téléphone notés sur un carnet que l’on hésite à rappeler 20 ans après (‘Passé Recomposé’) ou de La Commune Parisienne (‘L’Ame de Paris’). Souvent on y entend des sons de la rue, et ici, en intro, c’est un vieil enregistrement de L’ Internationale. Sinon, cela reste très actuel, (‘Amis Sur Facebook’) avec comme sujet l’écologie (‘Ta Faute’) ou futuriste (‘Beta Gamma’), même si c’est Henri Salvador qui, avec ce titre composé par Bernard Michel en 1968 , avait déjà traité notre avenir automobiliste. Dandysme, modernisme, le ‘Chic Français’. — Juan Marquez Léon.

Retrouvez nos chroniqueurs dans www.bluesagain.com

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Automatic City / Triple Ripple par Juan Marquez Léon

Automatic City’Triple Ripple’ / Label : Wita Records / Distribution : L’ Autre Distribution / Genre : Exotica Blues

L’ovni blues du mois, oeuvre sonique unique! Quatre garçons dans le futur du blues premier… Lyon, la capitale des Gaules, qui à travers un pacte ‘voodoo’, doit être jumelée depuis des temps anciens avec le Delta du Mississippi !

Alors qu’ Éric Duperray, Emmanuel Mercier, Raphael Vallade et Zaza Desiderio se partagent les instruments de base du blues électrique, il faut rajouter sitars, flûte, mélodica, bellzouki, theremin, marimba, stylophone, bongos, pandero, berimbau, udu! Palette instrumentale à laquelle se rajoute aussi divers effets sonores extra-terrestres nous ramenant aux séries TV américaines de l’après guerre. Autour de 3 instrumentaux, ‘First Ripple’, ‘Second Ripple’ et ‘Triple Ripple’, qui constituent la charpente de cet édifice, ondulent compositions originales dans une veine ‘exotica orientaliste’ signées Mercier et Duperray. ‘King Money King’ nous rappelle le regretté Rachid Taha tandis que ‘Gas O Line’ pourrait être le thème d’une série TV composé par John Barry.

De nombreuses reprises également, toutes réincarnées dans l’esprit du collectif Automatic City. ‘Shrinking Up Fast’ un mambo de Camille Howard, chanteuse R n’ B des 40’s et 50’s.’ Deux reprises de RL Burnside, ‘Going Down South’ et ‘See My Jumper Hanging On The Line’, ou un trajet avec Skip James himself à bord d’une voiture volante au dessus d’une mégalopole du 27 ème siècle. Joe Hill Louis est présent avec son ‘Tiger Man’ où, gémissements de félin et cris de Tarzan nous propulsent dans la jungle épaisse, avec dans les dernières secondes, un clin d’œil aux Cramps. Le ‘Good Morning Little Schoolgirl’ de Sonny Boy Williamson I, le croirez vous? C’est Curtis Mayfield qui s’y colle en hoquetant façon le King of Rockabilly, Charlie Feathers. Autre King, l’interprétation du ‘Animal Instinct’ qu’Elvis chantait dans une nullité de 1965, ‘Harum Scarum’ (‘ C’est La Fête Au Harem’) et où, d’un coup du revers de la main il aligne un guépard… C’est leur 3eme album, leur meilleur.

Le blues hanté d’Automatic City ravive la flamme mystérieuse des origines de cette musique, sans cesse en renouvellement. Ce n’est pas très courant, il faut bien le signaler. — Juan Marquez Léon

A lire aussi pleins d’autres chroniques blues dans www.bluesagain.com

Juan Marquez LéonJuan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Katarina Pejak / Roads That Cross par Juan Marquez Léon

Katarina Pejak / Roads That Cross / Label : Ruf Records

Le voilà donc cet album, le 5ème tout de même! Celui ci est produit par Mike Zito (Royal Southern Brotherhood). Cette chanteuse autrice compositeuse, pardon….. chanteuse auteure compositrice et pianiste…on s’y perd des fois!….a débuté sa carrière en Serbie, son pays natal où elle y est très acclamée. Elle vit à Belgrade une partie de l’année. Puis passage américain par le Berklee College Of Music comme d’autres ‘collégiens’ qui ont pour nom Susan Tedeshi, Pat Metheny, Al Di Meola, Donald Fagen, Steve Vai ou Keith Jarrett…..De prime abord, ce qui retient tout de suite l’attention sur ce ‘Chemins De Traverse’ sont deux reprises. La première, ‘Sex Kills’ de l’immense Joni Mitchell (75 ans aujourd’hui, gloire à elle!) adaptée par Pejak en une formidable version soul blues. La seconde, le ‘Turtle Blues’ de Janis Joplin, mais dans un style plus proche de l’excellente Rickie Lee Jones que de la ‘Mama Cosmique’! Pour le reste, les compositions sont d’un excellent niveau alternant blues, ballades (‘Old Pain’) et chansons sur un mode mid tempo, La guitariste Laura Chavez (excepté pour ‘Moonlight Rider’ ou Mike Zito se charge de la slide) y fait des merveilles, des fois twangy sur ‘Nature Of My Blues’ conférant à ce titre une ambiance ‘Tarantinoesque’, avec ses remontées de manche à la Dick Dale, (le saint homme vient de casser sa pipe!). ‘Chasing Summer’ débute comme un morceau des Stones (‘Start Me Up’). On se retrouve en terre cubaine dans ‘She Coming After You’ alors que le titre éponyme nous emmène en terre irlandaise. En fait ce pourrait être le genre de galette à glisser dans le mange disques de votre voiture en roulant à 80km/h! Tranquille.– Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Charles-Eric Charrier / Concert au Garage par Juan Marquez Léon

En 2018, ce qu’il ne fallait pas louper au Garage.

Le 07/12, sur une petite scène aménagée, se produisait dans une lumière tamisée et derrière les bois d’un cerf invité, un musicien singulier. Charles-Eric Charrier. Bassiste sur boucles électrorientalisantes, d’où se déploie une douce musique, évanescence de joie. C’est le calme et le flottement qui animent les 3 premières cordes de la guitare basse, la 4ème est beaucoup plus rude. Xylophone pour enfant, arpèges d’un joueur de luth médiéval. Mais aussi, inspiration blues qui dérive vers le trip hop. Des titres où l’on entend des bouteilles s’entrechoquer. Cloches, carillons. Des chants amérindiens en transe, entremêlés à une boîte à rythme sur basse froide post punk. Un moment inoubliable et unique. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Helen Rose / Trouble Holding Back par Juan Marquez Léon

Helen Rose / Trouble Holding Back / Label : Monkey Room Music / Distribution : CPI Distribution / Genre : Country Rock Blues and Soul.

Sorti il y a quelques mois, ce premier disque de cette jeune chanteuse et saxophoniste séduit immédiatement de par la diversité des genres abordés. Un ‘Love And Whiskey’ très Stones ouvre l’album. On devine l’influence Bobby Gentry pour ‘Flatlands Of North Dakota’ avec son accompagnement guitare, violons. De manière assez dépouillée, chant et guitare, elle reprend le traditionnel ‘When The Levee Breaks’ que Les Zeppelin avait déjà interprèté dans d’autres temps bien lointains. Puis arrive cet étonnant ‘John Coltrane On The Jukebox’ ; oh…. rien de très jazz ici, on serait plus près d’un groupe comme Morphine, grâce à ce qu’elle fait de son saxo. D’ailleurs sur la pochette il est indiqué que ce titre est influencé par le ‘John Coltrane Stéréo Blues’ du Dream Syndicate, ce merveilleux groupe des 80’s mené par Steve Wynn. ‘Mississippi Moon’, composé par Marvin Etzioni, un des fondateurs du groupe Lone Justice et producteur de cet enregistrement, nous plonge dans une ambiance assez louisianaise, sous la lune avec les Neville Brothers. Tout à fait séduisant. Le climat se fait nettement plus rampant, lourd et orageux pour ‘A Dangerous Tender Man’, ‘Oh Glory Be’ ou le titre éponyme. Il faut dire qu’en plus de son saxophone dont elle fait une utilisation économe, mais très présente, soulignant ses titres de souffles gras, elle possède un organe vocal bluesy des plus séduisants. Une voix sèche qui vibre au fond de sa gorge, comme une vibration légèrement étouffée qui pourtant ne demanderait qu’à jaillir au plus loin. Autre reprise, le très bluegrass ‘The Mountain’ de Steve Earle, dont elle en donne ici une version solitaire, mélancolique, accompagnée par quelques notes de piano. Et puis ‘Love On Arrival’ ou, dans un silence des plus glaçants, Helen dépense ce qu’il lui reste de voix, caresse d’un souffle court son instrument à vent sur le son très gras d’une guitare électrique (Eric Heywood). C’est bref, c’est passionnant et on salue l’exercice. Une chanteuse à suivre. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Crashbirds / European Slaves par Juan Marquez Léon

Crashbirds / European Slaves

Dans le paysage musical du 9-3, on n’y trouve pas que des formations rap. Le rock’n’roll y existe encore. Celui des Crashbirds en est la preuve directe. Sale, méchant, racé et brutal, il est mené par de drôles d’oiseaux, un couple d »Inséparables’, qui depuis maintenant quelques années, labourent les terres d’Europe à coups de riffs de guitares vifs et tranchants. Pierre Lehoulier, lead guitare, crashbox, illustrations de la pochette CD (superbe) et Delphine Viane, la chanteuse à la voix écorchée, puissante et toute emprunte de blues n’ soul. ‘European Slaves’, un certain regard de notre actualité européenne, est leur 4ème disque. Hypnotique, métronomique et roboratif, un ‘Dirty Rock’ où la guitare de Pierre rappelle souvent celle de Poison Ivy au sein d’un autre couple passé à la postérité, The Cramps. Et pour vous rendre compte de la puissance vocale de Delphine, précipitez vous sur le titre ‘Nowhere Else’, exceptionnelle chanteuse. Une question se pose : ces ‘cuicuis’ sont-ils rouge-gorges ou aigles royaux ? Sans doute les 2 à la fois! Le groupe joue souvent dans l’ouest du pays, sans oublier Saint-Nazaire où il s’est déjà produit plusieurs fois. Ne les manquez pas. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Tony Joe White / Bad Mouthin par Juan Marquez Léon

Tony Joe White /  Bad Mouthin / Genre : Blues des marais / Label : Yep roc Records / Distribution : Bertus France / Sortie mondiale le 28/09/18

Ce n’est pas exagéré de dire que cet homme de 75 balais représente à lui tout seul le Swamp Rock. On citera également ses copains fangeux, Slim Harpo, Lightning Slim, Lazy Lester, bref tout le bazar classieux d’Excello Records, puis Professor Longhair, Jimmy Reed (Little Rain), et bien sûr, Creedence Clearwater Revival, le Gun Club aussi. JJ Cale également pour cette flemme ou flegme si caractéristique des marais. Puis par chez nous, Johnny (‘Polk Salad Annie’ en duo avec ‘L’Homme’ quelque part à Nashville en 1984) et Joe Dassin tant qu’on y est! (‘Le Marché Aux Puces’). Pour cet album, le ‘lent boueux’ nous enchante avec un enregistrement live en studio ; ici, no synthé, no cuivres. ‘No noise !’ est le maître-mot. On entend que la voix d’un type serein mais genre ‘faites pas chier’, une guitare au son minimum et une santiag pour battre la mesure sur le parquet….. Pourtant, écoutez ‘Awful Dreams’ (Lightnin’ Hopkins) et vous comprendrez pourquoi ce type aurait du rencontrer le Suicide de Vega et Rev ; strict matos perché au dessus du vide existentiel : le Blues quoi. Souvent, l’harmonica souffle dans cet atmosphère caniculaire. Une batterie monotone apparaît ici et là, mais partout cette ambiance à ras du sol, à ras de tout. Un chant à faire trembler la terre aussi. Quand un artiste revient sur son passé par un jeu de clins d’œil, ce n’est jamais bon signe ; odeur de chêne. Ici le clin d’œil prend la forme de 2 chansons, enregistrées entre 1964 et 1966 sous le nom de Tony Joe And The Mojos pour le label texan, J.Beck Records. Il s’agit du titre éponyme et de ‘Sundown Blues’. Tony Joe s’est toujours considéré comme un musicien de Blues. Il nous le démontre avec 6 reprises de John Lee Hooker (un ‘Boom Boom’ hypnotique), Jimmy Reed, Lightning Hopkins, Big Joe Williams et Charlie Patton. Visite est aussi rendue au ‘Heartbreak Hotel’ du King, qui comme vous le savez, était un grand fan de ce ‘Roc des Bayous’. Pour le reste, il replonge dans son répertoire en y apportant ce style hanté, crépusculaire. Retour aux sources, je vous l’écris sans médisances, ‘Bad Mouthin ». — Juan Marquez Léon  ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.

Beth Hart / Live From New York / Front And Center par Juan Marquez Léon

 

Beth Hart

Beth Hart / Live From New York / Front And Center / CD/DVD / Genre : Pop Rock / Label : Provoque / Distribution : Mascot Label Groupe

La belle revient avec un live assez inattendu. En effet, alors qu’elle remplit quand même des salles de tailles assez importantes, l’option a été cette fois ci (ses précédents live étant l’incandescent ‘Live At Paradiso‘ de 2005 puis le ‘Live At Amsterdam‘ avec Joe Bonamassa de 2014) d’enregistrer dans un club pouvant contenir 200 personnes maxi, le ‘Iridium Jazz Club‘ de New York City. Ambiance feutrée et intimiste donc en ce 7 mars 2017 dans le cadre d’une Série TV de concerts sur WLIW. De plus, le choix s’étant porté sur l’interprétation de titres moins connus, 3 titres seulement proviennent de son ‘Fire On The Floor‘ de 2016, il n’est nullement question ici d’un Best Of en public. Pari osé me direz vous, mais qui, pour ma part, est intéressant parce qu’il dévoile une autre facette de son répertoire. Cette soirée est constituée de nombreuses ballades, irlandaise comme ‘St.Teresa‘, bluesy ou soul.

Beth est seule au piano pour ‘As Long As I Have A Song‘. Les tourments d’hier sont loin maintenant, la dame reste fragile mais semble bien entourée. Il y a quand même un blues assez intense dédié à sa mère, ‘Baddest Blues‘, puis un magnifique ‘Broken And Ugly‘ dans lequel sa voix scande une déflagration de rythm ‘n blues. Reste 3 rocks bien enlevés, dont 2 où est invité Sonny Landreth. ‘For My Friends‘ prend même l’allure d’un rock blues à la Cream/ Hendrix. Les acteurs sont John Nichols (guitare), Bob Marnelli (basse), Bill Ranson (batterie). Le DVD, que je n’ai pas reçu, comporterait des tires bonus en acoustique, des images du concert, et une interview. En définitive, un live relativement calme et une ambiance très club. Le chant de Beth Hart, comme à l’accoutumée, reste impressionnant en terme de profondeur et de sentiments exprimés. Une très grande chanteuse. — Juan Marquez Léon. ( Article paru dans Blues Again )

Juan Marquez Léon

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Josh T. Pearson / The Straight Hits / by Juan Marquez Léon

Josh T. Pearson / The Straight Hits / 2017 / Mute Records

Réédition d’un double album fleuve que certains considèrent comme le dernier chef d’oeuvre du rock. Un remixage impressionnant du seul et unique album de Lift To Experience ‘The Texas Jer.USA.lem Crossroads‘ paru initialement en 2001. L’engin se situait entre Jeff Buckley et My Bloody Valentine. Un groupe de 3 Texans mal rasés et dont un des membres portait un chapeau de cowboy poussiéreux pour un déluge de psaumes incendiés de guitares messianiques. Mixée par le Cocteau Twins, Simon Raymonde, cette flamboyance christo-romantique était produit par Josh T. Pearson, le chanteur guitariste leader du trio, un fils de pasteur venu de nulle part. En ce début de siècle, l’album m’avait fort impressionné. Et puis…plus rien. Le ‘lonesome cowboy’ s’était évaporé dans le désert. Pearson vécu de petits boulots sans pour autant quitter la musique et la scène en solo ou en collaborant avec My Bloody Valentine, Dirty Three. Un single reprise d’Hank Williams et des titres pour le cinéma, une vie erratique entre le Texas, Berlin et Paris jusqu’en 2011. Puis, surprise la sortie de ‘Last Of The Country Gentlemen’, album acoustique sous son seul nom et encensé par la presse spécialisée.

Et v’la pas que sort en 2018 ce ‘The Straight Hits’. Le type a de l’humour…, nous pondre un album de hits alors qu’il s’est passé 17 ans entre le premier et celui ci. Il s’agit là en quelque sorte, bien inattendue, d’un concept album autour du terme ‘Straight’. Tous les titres possèdent ce mot : droit et direct. Le constat est là c’est une véritable claque…rien entendu de tel depuis le premier Gun Club, Flesh Eaters ou récemment, les regrettés The Amazing Snikeheads. Une country hantée. ‘Straight To The Top’ est à rapprocher des Cramps tellement ce rockabilly punk est possédé….Dieu ce son! ‘Straight At me’ et son clavier sonne comme un titre de ? Mark And Mysterians ou des Stranglers. ‘Straight Laced Come Undone’ nous ramène à son album folk. ‘Damn Straights’, et surtout ‘Loved Straight To Hell’ pour cette intensité romantique et désespérée, qui rappelle Lift To Experience, sont à situer juste à côté de Tamino, ce jeune géant qui démarre actuellement. Un truc de crooner de fête foraine se nomme ‘The Dire Straits Of Love’… hilarant !

Et la grande chose, ‘A Love Song (Set Me Straight) avec sa trompette à la Pale Fountains de Liverpool emporte divinement tout. Un final pour touches de piano (?) suspendues pour ‘Straight Download Again’ en attendant d’être nommé meilleur album de l’année. Aux dernières nouvelles le gars s’est rasé la barbe…mais porte toujours un Stetson sur la tête. — Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon

Juan Marquez Léon est le chroniqueur de disques sur Zeitgeist. Et pas n’importe lequel !!! Après des décennies et des études à Séville, Grenade, Paris, Londres, New York, Tokyo et Berlin, Juan a posé son vélo à Saint-Nazaire pour bosser dans un « CAC 40 » et parcourt tous les jours 12km avec une vieille bécane à pédales, traversant Méan et Penhoët pour rejoindre son « headquarter » bien (ou peu) chauffé en Brière. Juan parle 32 langues couramment et la langue qu’il maîtrise le mieux est celle de la musique. Ici vous trouverez l’écriture de Juan, une personne passionnée et attachante. Bref, un gentil bonhomme qui a toujours son chapeau vissé sur la tête afin de lutter contre le vent et le crachin celtique de notre région.